Fantastique, films et séries

Tale of Tales – Matteo Garrone

Dès que j’ai vu l’affiche de Tale of Tales, j’ai su que j’allais aller avoir ce film. Si vous suivez mes aventures cinématographiques, vous saurez qu’à chaque fois que je vais au cinéma avec quelqu’un, je finis par ne pas voir le film que je voulais voir, alors cette fois, j’y suis allée seule, comme une grande. Pour certain c’est un peu « cas soc’  » d’aller au cinéma seul, moi je trouve ça reposant, et puis de toute façon, le cinéma, c’est n’est pas vraiment un endroit où l’on peut discuter… Cela dit, parlons du film:

Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d’enfant… Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.

Tale of Tales est inspiré du livre « le conte des contes » de Giambattista Basile, un écrivain du 17ème siècle. J’aime beaucoup les contes et les légendes italiennes. J’avais lu Le Décameron de Boccace et j’avais beaucoup apprécié. Ce que j’aime, c’est ce coté strident que l’on retrouve souvent dans la littérature italienne. Tout pourrait bien se passer sauf que… Les intêrets de chacun ne vont jamais dans la même direction.

Avec ce film, on retrouve cette impression de beauté et de malaise propre à cette littérature. Comme pour son film Gommora, Matteon Garrone décide de nous décrire une atmosphère grâce à trois histoires, trois royaumes, trois familles. Chacune des histoires a sa morale bien précise mais le film se laisse mener par un fil rouge: les apparences sont trompeuses. Le tout est mis en scène de manière assez classique mais efficace, on entre dans le film, enveloppé par une sorte de poésie qui n’est pas assez présente pour nous perturber, c’est juste ce qu’il faut pour nous faire voyager. Il suffit de voir les photos ci-dessous pour vous rendre compte vous même de l’importance donnée aux couleurs, à l’atmosphère de chaque royaume.

A part Salma Hayek et Vincent Cassel, je ne connaissais personne. Encore Vincent Cassel me direz-vous ? Et oui ! Et pour le coup, il reprend son rôle de connard habituel mais son jeu est parfait. Mais en réalité, j’ai surtout était impressionnée par la jeune Jessie Cave que j’ai trouvé remarquable tout au long du film avec ses grands yeux, elle nous tient pendant tout le film. Elle sait se montrer douce et inoffensive puis rebelle et sauvage.

Je sais que ce film a partagé son public, j’ai même vu des gens partir avant la fin au cinéma. Pourtant, pour moi, c’est un sans faute, c’est le genre de film dont j’achèterais le DVD et que je regarderais bien une seconde fois, si ce n’est pas une troisième. J’aimerais lire les contes de Giambattista Basile mais j’ai cru comprendre qu’ils étaient écrit en Napolitain ce qui les met hors de ma portée et je n’ai pas trouvé de traduction française en magasin.Je sais que j’ai un petit public italien, si vous connaissez ses contes, savez vous s’il existe une version en italien littéraire ?

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