Biopic, film

The Big Short + La critique des critiques

Je reviens du cinéma où je suis allée voir The Big Short:

Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise

Comme beaucoup, je suis allée voir le film en grande partie pour le casting: Christian Bale, Brad Pitt, Ryan Gosling et j’en passe _ on note aussi l’apparition de Margot Robbie et Selena Gomez dans leur propre rôle.

Alors oui, The Big Short c’est un Big Casting mais aussi un Big scénario basé sur une histoire vraie que nous avons vécue: La crise des Subprimes. Le film met en scène quelques grands financiers qui ont été capable de prédire le crash mais aussi s’en jouer.

Dans ce film, il y n’en a pas que pour les étudiants de médecine et les diagnostiques farfelus des médecins légistes, pour une fois, les étudiants d’économie peuvent aussi faire les fiers. Mais plus sérieusement: le film aborde des thèmes très techniques de la finance et sans dire qu’il faut un MBA pour le regarder, je pense vraiment qu’il faut deux trois bases pour comprendre tout ce qui ce dit. Pour palier à ce problème, tout au cours de l’histoire, des célébrités nous proposent des explications courtes mais assez précises des mots employés dans le film et j’ai trouvé la scénarisation de tout cela très bien faite. En soit, j’ai adoré. J’ai trouvé que, malgré un thème difficile, Adam Mckay s’en est très bien sorti et a réussi à créer un film avec un vrai scénario, des passages drôles mais aussi une vraie critique de la société dans laquelle on vit et qui démontre comment rien n’a changé et tout a recommencé.

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Les héros de notre film – ou anti-héros- sont tous plus tarés les un que les autres et donne finalement cette touche de « fraicheur »au film. On peut très facilement faire le parallèle avec The Wolf of Wall Street pour ce qui est du sujet mais il est difficile de trouver ne serait-ce qu’un point commun entre les personnages des deux films. The Big Short met en scène des « humains », avec une vie, des tracas, une femme, des enfants et une morale. Le scénario veut aussi nous montrer l’évolution psychologiques de ces hommes et comment ils passent du cliché du trader cupide, à l’humain qui réalise la gravité des faits sur lesquels il a mis le doigt. Les personnages agiront pour des raisons très différentes les uns des autres. Certains par appât du gain, mais certain, le feront aussi par « Vengeance » sur cette société auquel ils ne croient plus. Ils savent tous que cette vague financière va entrainer sur son chemin des millions d’innocents mais savent aussi que c’est le moment de faire mal aux banques, de leur démontrer leur immaturité.

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Mais à ce point de ma critique du film je voudrais critiquer les autres critiques à propos de ce film. J’ai lu des critiques que je trouvais totalement « à coté de la plaque ». Que quelqu’un aime ou n’aime pas le film, ce n’est pas mon affaire et ça n’influence pas mon propre avis mais en tant qu’étudiante d’économie, j’en ai un peu marre  de voir l’amalgame « banquier=pourri ». Et non les enfants, les cygnes ne sont pas tous blancs, tous les allemands ne sont pas blonds et tous les banquiers ne sont pas des pourris. Et c’es précisément ce que tente de démontrer le film: qu’au milieu de tous ces traders assoiffés d’argent, parfois, il y a aussi des personnes qui remettent le monde en question, qui remette leur propre logique en question.  Et si la conclusion que vous tirez du film c’est « c’est tous des pourris », je vous conseille de retourner le voir avec moins d’apriori.

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littérature contemporaine

The Grand Budapest Hotel – Wes Anderson

Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.
La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.

Je dois vous avouer quelque chose et je sais, qu’au fond de lui-même, chaque blogueur comprendra ma souffrance. J’ai déjà écris un article sur ce film. J’y avais mis toute mon âme, je l’avais relu, corrigé, j’avais repris certains passage. Et… C’est à ce moment là, que j’ai malencontreusement cliqué sur « supprimer »…et j’ai supprimé l’article. Non, ne pleure pas lecteur. Nous devons tous passer par là un jour ou l’autre. L’erreur est humaine et je saurais me reprendre de ce drame.

Voilà pourquoi, de nouveau. J’écris cet article. Néanmoins, plus ou moins une semaine est passée depuis que j’ai vu ce film et je ne me souviens pas de tout ce que j’avais ressenti. Je me baserais donc sur mes souvenirs

Pour commencer, je trouve que, qu’on aime ou non le scénario, le premier sentiment qu’on peut éprouver en voyant ce film, c’est de l’admiration pour les détails esthétiques. Dès le début, ce film vous enchante par le festival de décors, de costumes, de personnages charismatiques. Chaque pièce du Grand Budapest Hotel a son « petit truc » qui nous fait tomber sous son charme, et cela, avant même qu’on soit rentré dans l’histoire.  Tout ça sert à mettre en scène l’univers loufoque de Wes Anderson. Le film a un côté onirique qui nous permet de regarder les scènes les plus ragoutantes – genre, des doigts coupés dans une porte – sans même y penser.

On vole d’une scène à l’autre, d’un personnage à l’autre, comme une énorme valse. Le film se pose sur un contexte historique qui fait tout le temps mouche: la seconde guerre mondiale. Mais il ne se contente pas d’être beau et au contraire, nous sert aussi un scénario de choix. Finalement, l’histoire est assez simple, mais fonctionne sans problème et on se laisse prendre au jeu. Et en parlant de jeu, dois-je réellement parler des acteurs ? Ralph Fiennes, Mathieu Almaric, Jude Law, Adrien Brody et bien sûr: Tony Revolori. Un sans faute je dirais ? J’ai adoré le regard doux et perçant à la fois de Tony Revolori. Pour être honnête je ne connaissais pas cet acteur mais je pense que c’est le genre qu’on doit garder à l’oeil.

Finalement, on jongle entre le comique, le suspens et l’émerveillement devant de tels paysages.

Alors que vous dire de plus à part que c’est un film à voir ? Et même à revoir.

Biopic, film

Nowhere Boy – Sam Taylor-Johnson

Il y a des films, que je peux voir et revoir et que j’adore toujours autant. C’est le cas de Nowhere Boy de Sam Taylor-Johnson.

John Lennon a grandi dans une famille pleine de secrets. Elevé par sa tante Mimi, il retrouve à l’adolescence sa mère, Julia. Arrivé en âge de comprendre le mystère qui a déchiré ces deux sœurs. Mais sa mère a légué à John un don précieux : la musique. Un jeune homme tourmenté trouve enfin sa voie.

En été, la plupart des gens prennent le temps de faire ce qu’ils ne font pas le reste de l’année: lire. Moi au contraire, je lis toute l’année, alors vacances, je lis très peu. Au contraire, je suis très film. De plus, je vous l’ai déjà dis, mais dans ma famille, on adore les Beatles. Mon père m’a passé sa passion quand j’étais toute petite et on est resté très accroché à ce groupe. Vu qu’en ce moment, à Lyon, le temps est maussade, on en a profité pour regarder Nowhere Boy de Sam Taylor Johnson.

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Le film reprend la jeunesse de John Lennon: cette période de sa vie où il était John avant d’être Lennon. Je pense que vu la vie qu’il a vécu, il n’y a pas eu besoin de beaucoup romancé le scénario pour faire qu’on y accroche. Ce garçon a toute sa vie était rejeté puis disputé à tour de rôle. On voit naître son amitié avec Paul McCartney et le début du groupe légendaire.

Le tout est mis en scène par Sam Taylor-Johnson qui sait jouer du vent et de la mère de Liverpool. La mise en scène est assez classique, mais ça marche parfaitement. C’est tonique et so British.

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Mais celui qui m’a profondément ému dans ce film, c’est l’acteur principal, avec son regard incroyable. Là, je crois qu’on peut tous soulever un point: John Lennon n’était pas si beau. On est bien d’accord. Néanmoins, j’adore son jeu, son regard, sa manière un peu gauche de jouer les adolescents… alors je suis allée chercher son nom sur internet et… LA: Aaron Taylor-Johnson. Ce qui me donne deux raisons de m’étonner:

  1. C’est le même Aaron Taylor-Johnson de Anna Karenine ! Celui-là même que je n’avais pas aimé ! il est vraiment mieux en brun, et il est vraiment mieux en anglais qu’en russe. Mais surtout, je l’avais trouvé mais tellement nul dans le film de Joe Wright que ça m’a étonné que ça puisse être le même.
  2. …le nom de famille ne vous aura pas échappé: le jeune Aaron de 25ans s’est marié deux ans après ce film avec la réalisatrice de 48ans. … Voilà, encore un qui nous échappe les filles !

Mais dans ce film, il y a aussi Krystin Scott Thomas que j’adore et qui sait vraiment tout jouer. Elle incarne parfaitement la vieille anglaise froide et distante.

On ajoute à ça une Bande son géniale, de beaux paysages et une belle amitié, et on a le film parfait des dimanches pluvieux.

Je n’en dis pas plus, regardez le, je vous assure un moment sympathique.

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littérature contemporaine, Policier/Thriller

A voir pendant l'été (ou pas) … Gone Baby Gone de Ben Affleck

Je ne le savais pas en décidant de regarder ce film mais….c’est une adaptation d’un livre du même nom pars Dennis Lehane qui est un auteur que j’avais découvert avec Shutter Island.

Dans une banlieue ouvrière de Boston, la petite Amanda a disparu. Après l’échec des recherches menées par la police, la tante et l’oncle de l’enfant décident de faire appel à des détectives privés du coin, Patrick Kenzie et Angie Gennaro.
Patrick et Angie connaissent bien le quartier, au point de savoir que Hélène, la mère d’Amanda, est une droguée. Plus ils enquêtent, plus ils découvrent l’envers de la ville dans ce qu’il a de plus sombre. Ils s’enfoncent au-delà des mensonges et des faux-semblants, vers les secrets les plus noirs de la ville, là où règnent les dealers, les criminels et les pédophiles. Cela ne les aide pourtant pas dans leur enquête et Amanda reste introuvable.
Face à la pression médiatique, Remy Bressant, un enquêteur qui ne lâche jamais, et le capitaine de police Jack Doyle vont aussi s’attaquer à l’enquête. La vérité finira par surgir, mais elle aura un prix. Chaque ville a ses secrets, chaque humain sa conscience…

Si vous avez lu ma critique sur Shutter Island, vous saurez que j’avais adoré la patte de Dennis Lehane qu’on retrouve dans le scénario de ce film. Cet auteur  a la particularité de faire des scénarios où rien n’est sûre….jusqu’à la fin.

Ben Aflleck, a très bien su reprendre cette caractéristique dans cette adaptation. ll a su nous rendre les personnages attachants dès le début. Chacun a un profil bien précis et leur psychologie nous mène à la conclusion si… terrible.  A la fin, on se rend compte que personne n’a raison, personne n’a tort. C’est le moment fatidique où la conscience d’un homme rencontre la loi. Une fin qui nous prend les tripes, qu’on garde en tête.

De plus, il faut remarquer le panel d’acteur: entre Michelle Managhan et Ed Harris, on a largement de quoi faire mais c’est Casey Affleck que j’ai adoré. Il joue juste, n’en fait pas trop, son regard froid sait toucher là où ça fait mal. C’est un film impression aussi pour ces seconds rôles comme Morgan Freeman. Rien n’est laissé au hasard et ça fait du bien de voir un film où le réalisateur ne s’est pas contenté de nous proposer plein de super acteurs en pensant que cela suffit.

Alors finalement: que des bons points: Dennis Lehane fournit un excellent scénario, Ben Affleck est un excellent réalisateur et son frère Casey Affleck n’a rien à lui envier pour ce qui est de son jeu ! Un film à voir  absolument !

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Action, Drame, film

A voir pendant l'été… la rage au ventre de Antoine Fuqua

Alors, voilà le genre de film que je ne serais pas allée voir naturellement. La BA m’avait bien plu, la musique d’Eminem m’avait tenté… mais voilà, je m’attendais un peu à ce genre de film américain plein de sang et de testostérone…merci mais très peu pour moi. Et finalement, je suis allée le voir avec une amie.

Champion du monde de boxe, Billy Hope mène une existence fastueuse avec sa superbe femme et sa fille qu’il aime plus que tout. Lorsque sa femme est tuée, son monde s’écroule, jusqu’à perdre sa maison et sa fortune. Pire, la garde de sa fille lui est retirée, la justice estimant son comportement incompatible avec son rôle de père. Au plus bas, il trouve une aide précieuse en la personne de Tick Willis, un ancien boxeur avec lequel il reprend l’entrainement. Billy va devoir se battre pour trouver la voie de la rédemption et regagner ainsi la garde de sa fille.

Le film commence avec un match de boxe bien sanglant puis Billy Hope, le vainqueur, va rejoindre sa femme en robe courte puis ils rentrent chez eux, dans une énorme maison entourée d’un parc. Et là on se dit « okay, encore une connerie à l’américaine »…sauf que très vite, Billy Hope perd tout, point par point, et alors que sa vie se dénude, le scénario prend de la consistance.

Et bien j’ai adoré. Voilà, c’est dit. J’ai adoré ce film. Alors, oui, y’a du sang, des testostérones, mais y’a un scénario. Un vrai scénario. C’est ce qui manque souvent à ce genre de film. Souvent, dans ce genre de film, le scénario est juste un support pour nous mettre de jolies voitures, des culs et des gros muscles en gros plans. Et bien là, pas forcément.

Fuqua, nous offre un scénario qui a tout pour plaire: de l’action, des sentiments, de la tromperie, des combats et l’american dream. Jake Gyllenhaal est incroyable, surtout que je l’ai vu dans Zodiac il y’a pas longtemps, en journaliste maigrelet, et là…on le voit en bête pleine de muscles. C’est incroyable, cet acteur sait tout faire, c’est vraiment impressionnant. Ensuite je vous l’avais peut-être déjà dit mais j’adore Rachel McAdams. On la voit à peine mais c’est un sans faute. De nouveau, cette actrice peut passer d’un rôle en costume, à une comédie romantique à rôle dans ce genre, et on y voit que du feu.

La musique est géniale si vous aimez le genre et les plans pendant les matchs sont vraiment prenant. Je crois que j’ai passé la moitié du film à me cacher les yeux tellement la mise en scène est réaliste. Maintenant je le sais, je ne pourrais pas regarder de la boxe à la télé. C’est trop pour moi. Mais c’est là où le film est bon, vous allez vous surprendre à encourager les boxeurs.

Bref. Un film à voir. L’avez vous vu ? Qu’en avez vous pensé ?

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