Un café en discutant

Les règles pour regarder Netflix entre amis

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Netflix est entré dans nos vies comme ce chaton abandonné trouvé derrière une poubelle : plein d’amour et de promesses de bons moments passés ensemble. Néanmoins, ce simple petit site internet a aussi changé les règles de l’amitié, et ne parlons même pas des règles du couple.

Le mois dernier, Jules a décidé qu’on commencerait à regarder Guerre et Paix de la BBC tous les deux. Plus précisément, il m’a dit « je l’ai déjà vu mais j’aimerais le regarder de nouveau avec toi. »

Oh joie et honneur que d’avoir été choisie comme partenaire officielle d’une série de 6 épisodes – Car oui, Jules est un romantique qui s’engage sur le long terme.

Ainsi, après des étreintes passionnées pour sceller définitivement notre accord, nous avons donc regardé un épisode tous les deux, puis un deuxième chacun de son côté en s’envoyant des SMS pour commenter.

Puis un soir, je rentrais du travail, j’étais fatiguée, et je me suis mise à regarder le troisième épisode toute seule.

C’est simple, pour moi, comme il m’avait dit qu’il avait déjà vu toute la série, je n’avais  donc pas besoin de l’attendre.  Fait est que de minutes en minutes, je me suis prise à l’histoire, j’ai regardé un épisode de plus, puis un autre… puis avant même que j’ai eu le temps de finir mes 4 paquets de M&Ms, mes chips et mes pop-corns, Bim bam boum, me voilà devant le générique de fin de la série.

Et là, c’est le drame.

Jules ne me pardonnera sûrement jamais. Cela fait deux semaines et il continue à m’en parler comme si je l’avais trompé avec le fils de la voisine. Et voilà deux semaines, que je lui répond « TU L’AVAIS DÉJÀ VU » avec la même conviction que Ross répétant en vain « WE WERE ON A BREAK ». Soyons clair. Ça ne compte pas comme une réelle trahison, n’est ce pas ? – Je ne parle pas de Ross.

Ainsi, j’aimerais rappeler quelque règles tacites de Netflix :

  • Cette personne qui vous fait profiter de son compte Netflix gratuitement est un ami, un vrai, de celui avec qui vous pouvez faire pipi la porte ouverte, à qui vous donnez la dernière chips ou la dernière tranche de raclette. Oui, celui-ci même.
  • Non, regarder toute une saison en une nuit ne fait pas de vous un geek. Ce n’est pas la peine de vous mettre des lunettes rondes et des t-shirts Batman, il faut bien plus que ça désormais.
  • Oui, vous avez le droit d’annuler un rendez-vous pour vous enrouler dans votre plaid et regarder – encore une fois – votre série préférée, ou voir mieux, Love Actually. Parce que soyons honnête, sortir, c’est has-been, et il y a de grandes chances que votre ami fasse de même.
  • Clairement, vraiment, et je dirais même plus, sincèrement : il n’y a aucun doute sur le fait que spoiler est un crime qui peut rompre une amitié tissée en de nombreuse année.
  • Si vous décidez de regarder une série avec quelqu’un, c’est à la vie à la mort. Vous irez jusqu’aux derniers épisodes, c’est bien compris ? Avant de commencer Pretty little Liars, choisissez bien votre partenaire – et votre canapé.
  • Si vous décidez de regarder une série avec quelqu’un, aucun des deux ne doit avoir vu la série avant cela, sinon, vous n’êtes en aucun obligé de la regarder ensemble. (IL L’AVAIT DEJA VU !)

Sur ce, je vous laisse voter. Est-ce « tromper » que de regarder des épisodes sans votre compagnon de Netflix car vous savez qu’IL A DÉJÀ VU TOUTE LA SÉRIE ?

 

Vous voulez toujours plus de séries ?

Et voici donc mon avis sur Guerre et Paix – Guerre et paix de la BBC

Vous n’avez pas vu Narcos ? Voici mon avis – Pourquoi je n’ai pas aimé Narcos

Parlons de Séries cultes… – Mes 5 séries préférées

 

 

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littérature contemporaine, littérature française

L’Encre Russe de Tatiana de Rosnay, un tour sur la côte Toscane

Il y a deux ans, tout le monde parlait de Tatiana de Rosnay et de son livre L’Encre Russe. Cette jolie couverture est facilement reconnaissable et moi aussi, je rêvais de l’avoir dans ma bibliothèque.

Dans mon ancienne entreprise, quand quelqu’un ne voulait plus de ses livres, il les posait devant la porte de son bureau. Et un matin, miracle… Ce livre était par terre, devant la porte d’un collègue inconnu !

Fait est que je ne l’ai lu que cette année.

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L’Enveloppe a valu au jeune romancier Nicolas Kolt un succès international et une notoriété dans laquelle il tend à se complaire. C’est en découvrant la véritable identité de son père et en fouillant jusqu’en Russie dans l’histoire de ses ancêtres qu’il a trouvé la trame de son premier livre. Depuis, il peine à fournir un autre best-seller à son éditrice. Trois jours dans un hôtel de luxe sur la côte toscane, en compagnie de la jolie Malvina, devraient l’aider à prendre de la distance avec ses fans. Un week-end tumultueux durant lequel sa vie va basculer…

Tatiana de Rosnay a aussi écrit “Elle s’appelait Sarah” qui a été adapté au cinéma. Personnellement, je n’ai pas lu ce livre mais j’ai vu le film et le scénario était juste WAHOO. C’était du lourd ! Alors je m’attendais la meme chose pour ce livre et …. ça n’a pas était le cas.

Tout au long du livre, Tatiana nous mène vers une double histoire: celle du père de Nicolas et de son secret, et celle de Nicolas et de son livre.

Et .. aucune des deux fins ne m’a plu. J’ai trouvé que la première n’était pas assez travaillé, jetée un peu, là, entre un paragraphe et un autre, et la seconde, je la trouve farfelue. Je l’ai vu un peu comme un manque d’idée de la part de l’auteur. Ca m’a donné l’idée que Tatiana, ne sachant comment s’en sortir, nous sortait un lapin de son chapeau à la dernière minute. Du genre “TADAAAAAAAAM…Fin”

Et en plus…ATTENTION SPOILER: Pour moi, ceci prouve que Nicolas est en effet un bon écrivain mais qu’il n’a aucune imagination, il n’est capable d’écrire que ce qu’il vit, et si il ne vit rien de spécial… il n’écrit rien de spécial. Finalement, ses amis auraient-ils raison ?

FIN DU SPOILER.

Néanmoins je ne compte pas m’arreter là avec cette auteur et je retenterais ma chance une prochaine fois.

Et vous ? Avez vous déjà lu ce livre ? Qu’en avez vous pensé ?

littérature contemporaine, Livres

Amélie Nothomb mérite-t-elle encore son succès ?

Dans mes derniers articles au sujet d’Amélie Nothomb je remarque que j’ai tendance à me répéter: je continue à lire Amélie Nothomb parce que je la considère comme un classique de la littérature contemporaine …mais je ne suis plus du tout transcendée par ce qu’elle écrit. Quand j’ai connu Amélie Nothomb j’étais au collège je pense, et j’avais dévoré ses romans. C’était comme une friandise. C’était délicieux, ça fondait dans la bouche, c’était sucré et meme parfois acide, j’en dévorais un et tout de suite, je sentais le manque, il fallait recommencer jusqu’à l’overdose ! Jusqu’au mal au ventre.

Heureusement pour nous, Amélie Nothomb ne pond qu’un roman par an, et on évite donc l’indigestion… sauf que… Plus le temps passe, et plus ses romans me laissent un goût amer. Je les commence en attendant la surprise, le Bonheur et…rien ne vient. C’est un peu comme un Ferrero Rocher sans la noisette, c’est bon, mais c’est pas la même chose.

9782226318091-j.jpgCette année, j’ai recommencé. J’en ai de nouveau lu un: Le crime du comte Neville . C’est ma soeur qui me l’a offert, sinon je ne l’aurais surement pas acheté, mais puisqu’il était là, sous le sapin de Noel, il fallait que je lui fasse honneur. Et de nouveau… une déception. Oui c’est bon, oui ça se lit bien, oui les personnages sont prenants sauf que …non. Il n’y a plus cette étincelle d’autrefois. Il manque la noisette, voilà tout.

Doit-on en plus souligner le fait que ce roman, au niveau du sujet, est une copie parfaite du roman d’Oscar Wilde ? Certes, les personnages changent mais l’idée reste la même : un homme apprend par une voyante qu’il tuera quelqu’un, et, sans remettre en doute ne serait-ce qu’une seconde cette prophétie étrange, il préfère choisir qui il va tuer afin de s’oter cela de sa TO DO LIST. En gros. On s’attend donc à quelque chose en plus, quelque chose qui approfondit l’histoire de Wilde. Mais non, même pas.

Les romans d’Amélie sont toujours plus fins, écrit toujours plus gros, au point qu’on se demande si on peut encore les appeler Romans puisqu’imprimé dans la police habituelle, ils seraient sans aucun doute sous les 100 pages. Le prix du livre de poche tourne désormais autour de 8€50… ça fait cher la centaine de pages… et tout ça pour des histoires toujours moins approfondies. On rencontre des ombres de personnages plutôt que des personnes en chair et en os, finalement, chaque roman ou presque a son mort, et pour peu qu’on devine qui il est dès les premières pages du roman, ça ne vaut presque plus le coup de lire la suite.

Comment expliquer cela ? Est-ce qu’Amelie se repose sur ses lauriers ? Est-elle devenue si sure de ses capacités qu’elle ne cherche même plus à les démontrer ? Est-ce son rythme trop soutenu ? Un roman par an, c’est bien, mais pour une qualité moindre, c’est peut-être même trop.

Est ce qu’Amélie Nothomb mérite encore son succès d’autrefois? Personnellement, je pense que si j’avais lu en premier l’un de ses romans actuels, je n’en aurais surement jamais lu d’autres. Alors je répondrais non à cette question.

Mais je vous laisse répondre vous aussi. Qu’en pensez vous ?

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Séries

Pourquoi je n’ai pas aimé NARCOS

Si vous avez Netflix, vous êtes surement au courant du phénomène Narcos. Tout le monde en parle, tout le monde le conseille. Comme je vous ai dis précédement, avec l’homme, quand on a eu fini les deux premières saisons de Penny Dreadful, on s’est retrouvé.. en manque. Alors nous aussi, on a cédé à Narcos. On a fait les choses bien, on a regardé le premier épisode en mangeant, puis on est passé sur le canapé…puis on a recommencé le lendemain.. et on en est venu à la même conclusion: on se fichait royalement de connaître la suite. Alors j’ai bien dû me pencher sur le problème et me demander pourquoi la sauce n’avait pas pris avec moi.

1. La forme

Pour ceux qui ne connaissent pas, il faut savoir que Narcos est fait sous forme de semi-documentaire. Pourquoi semi? Parce qu’on a une fiction posée sur une histoire vrai qui nous est expliqué par une voix-off tout au long de la série. On nous montre des documents officiels et les faits sont repris un par un. Ce coté documentaire ne me dérange pas sauf que… j’ai trouvé que du coup, on entrait pas assez dans l’intime des personnages et donc je n’ai pas réussi à les comprendre, je n’ai pas réussi à m’intéresser à eux et cela a eu comme conséquence…que je me fichais de leur sort. Résultat: quand l’un ou l’autre meurt, je m’en fiche cruellement. On ajoute à cela qu’à part le  noyau principal, la durée de vie des personnages dans Narcos est d’un seul épisode..et bien moi, ça ne me laisse vraiment pas le temps et la volonté d’en savoir plus. Mais en plus de cela, c’est surtout que ça devient très difficile de comprendre les ambitions des personnages. Personnellement, pour ce qui est de Steve Murphy, je n’ai toujours pas compris ce qui a bien pu le convaincre d’aller s’enterrer en Colombie en mettant sa vie et celle de sa femme en danger.

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2. Le fond

Narcos est un Biopic sur Pablo Escobar et donc sur la lutte des services américains contre les cartels de drogue. En soit, ça envoie du lourd. Non, on ne vous sert pas une simple petite série sur la drogue et la mafia, on vous offre LA série sur PABLO ESCOBAR en personne. ET OUI. Sauf que …bien sûr, la série est aussi une critique de tout ce qui s’est passé: en passant de la critique de la Colombie mais aussi des politiques aux USA qui n’ont compris l’importance des faits que bien trop tard. Je continue à dire qu’en soit, ça envoie vraiment du lourd, la série est très bien faite. SAUF QUE pour moi, une série, c’est fait pour décompresser après le boulot alors si je me tape de la critique de la société à ne plus en finir… et bien finalement ça me fatigue plus qu’autre chose.

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3. Le Rythme

Avec Narcos on va un peu dans tous les sens. Je comprend que ça soit difficile d’expliquer tous les faits en même temps: On est en pleine guerre froide, on a la drogue, Pinochet, les élections en Colombie, Cuba qui se rebellent, la présidence américaine et j’en passe.. et moi je n’ai vu que 5 épisodes. J’ai trouvé le rythme presque trop effréné et tout est traité en trois minutes chrono. Ca se veut un documentaire, mais on ne s’arrête pas assez sur les faits pour bien les comprendre et on finit par se demander comment tout ceci a bien pu arriver. Comment des gens peuvent voter pour Pablo Escobar ? Comment les USA peuvent ils se ficher d’un si gros problème ? Comment personne n’a pu réagir ? Et bien… on le déduit plus qu’on ne le comprend. Au point que si on s’éloigne deux minutes de la télé…On est perdu. Et comme je vous ai dis, nous, on regarde la télé en mangeant, en changeant les plats, en cuisinant, en allant chercher le sel, etc. Je ne suis pas encore une de ces geeks qui, quand elle regarde une série, ne fait QUE ça. Ce qui rend cette série peu adaptée à ma manière de faire.

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A ce point là, il ne reste plus beaucoup de chose qui pouvait m’intéresser dans Narcos. Le tout est très bien fait, je l’avoue, c’est très réaliste, mais ce n’est pas ce que j’attend d’une série et je la laisserais donc à d’autre !

littérature contemporaine, littérature italienne

Dans la mer il y a des crocodiles – Fabio Geda


Quand vous lirez cet article, cela fera plus de deux que j’aurais lu ce livre, ce qui signifie que je l’ai lu exactement pendant la semaine du 13 Novembre. C’est surement ce qui aura rendu ma lecture si longue, si lente. Je ne voulais pas publier cet article pendant le mois scandinave et je ne voulais pas non plus le publier pour Noël. A Noel, je veux des paillettes, des contes, du Dickens, des enfants qui rient, des Disney, mais loin de moi les sujets trop sérieux.

Enaiat a dix ans lorsque sa mère l’oblige à fuir leur petit village de Nava, dans la vallée de Ghazni, en Afghanistan. Elle l’abandonne de l’autre côté de la frontière, au Pakistan, pour le protéger car Enaiat appartient à l’ethnie des Hazaras, persécutée par les Pachtounes et les talibans. Pour lui débute alors un périple de cinq années jusqu’en Italie en passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce.

Dans ce roman, le jeune Enaiatolah nous explique son parcours de l’Afghanistan en Italie. Au cours des pages, on oublie souvent l’age de ce garçon. En effet, Enaiatolah commence son parcours à 10ans et arrive en Italie vers l’age de 14ans. Ce qui nous fait souvent oublier ce fait c’est la dureté des faits, des conditions de vie du garçon. Pour nous, occidentaux, il semble inconcevable qu’un enfant ait pu faire de telle choses, ait pu voir de telle horreur, ait pu vivre un tel stress.

Durant son discours, le narrateur ne s’attarde pas sur les noms, sur les descriptions, mais sur les ressentis, sur son vécu des événements et cela nous rappelle à quel point il est loin de toute valeur matérielle.

Peut être que la seule chose qui m’a un peu énervé dans ce livre… c’est les passages où l’auteur prend la parole. Alors que le narrateur explique les faits de manière très terre à terre, l’auteur vit dans un monde de bisounours qui, finalement, coupe le texte et casse le rythme.

Face à ce qui s’est passé il y a peu en France, on ne peut qu’etre touché par ce livre et par les horreurs que nous raconte le narrateur. Ce livre met les points sur les i en ce qui concerne l’ammalgame qui est, hélas, souvent fait sur les musulmans, sur les réfugiés, et sur la violence. J’étais en plein milieu de l’histoire quand ce fameux Vendredi 13 est arrivé. J’ai arête de le lire. C’était trop réaliste. Les mots prenaient un autre sens. Un sens que je me refusais de comprendre.

Au final, ce ne sont qu’une centaine de pages environs mais ce livre est une vrai claque, ça vous remet les pieds sur terre et je le conseille à tout le monde. Alors pour moi, c’est 4 étoiles, je lui enlève une étoile juste pour cette histoire d’auteur un peu trop intempestif.

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