Londres #5 – Réflexion nocturne

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J’ai tout à fait conscience que ce titre ressemble à une certaine chanson d’une certaine Diam’s.

Après avoir écrit l’article précédent, il me semble important de vous expliquer mes sentiments sur tout ce qui s’est passé puisque j’ai tendance à m’arrêter sur les faits plutôt que sur mes pensées.

Même après avoir reçu le coup de fil officiel qui disait que j’avais été prise, je n’arrive pas à me persuader que c’est parce que j’ai été bonne pendant les entretiens. Je continue à chercher le hic dans l’histoire. Lire la suite

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Londres #4 – re-loopings émotionnels

img_1848Bref, j’ai finis dans un appart dégueulasse sans trop savoir comment.

Mais faisons un petit pas dans le passé, puisqu’avant cela, j’ai surtout le deuxième entretien.

Le vendredi matin, tout menaçait de bien se passer. Je me lève, je me connecte à internet et à 9 heures précise, l’email avec les exercices arrive… il s’agit de trois petits exercices à remplir dans les pièces jointes puis à renvoyer dans une heure. Facile Lucile.

Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il n’y a pas les pièces jointes.

Je tente d’appeler l’entreprise, ça ne répond pas, je tente d’appeler James, en vacances. Finalement, à 10.00, je reçois un e-mail d’excuse pour ce fâcheux oubli, est ce que je peux faire les exercices maintenant ? Je Check ma montre, je commence à 12.00, j’ai encore une heure devant moi, oui, je peux faire le reste des exercices maintenant.  … plus de réponse.. 10min, 15 min… 20min… finalement je reçois le mail avec les pièces jointes à 10.30. J’ai une demie heure/trois quart d’heure pour faire ce qui est d’habitude prévue en une heure. Les doigts dans le nez Daphné.

Je fais ça en furie, je t’envoie tout ça dans un e-mail avec une faute par ligne et je pars travailler, sûre et certaine que ça a été un désastre.

Heureusement le travail me fait passer le temps et le staff du restaurant est super gentil avec moi. Oui, car je ne vous ai jamais parlé de mon boulot au resto. Et bien c’est parce que c’est le seul endroit dans cette ville où tout se passe bien. Ils sont gentils, ils m’aident, ils sont même prêt à me faire faire une formation spéciale Saké (c’est un restaurant japonais !)

Le week end passe et…aucune nouvelle de l’agence immobilière et la saleté de l’appartement où ils m’ont mise me rend malade. Je leur pose des questions… rien. Je leur demande de m’écrire un email où ils précisent que l’appart où ils me logent est à leur frais … mais cet e-mail ne vient jamais. Je suis de nature positive, mais il faut pas pousser le bouchon… (Maurice !)

Le mardi, James m’appelle, les tests se sont bien passé, tout va bien néanmoins ils voudraient me présenter à une nouvelle manager qui n’est pas encore arrivée dans l’entreprise. Génial James, Pas de problème James. Jien sûr que j’aimerais la rencontrer James, trois entretiens pour un poste d’assistante c’est pas banale mais d’accord . Je lui donne mes horaires de boulot.

Le lendemain, en proie au stress pour l’appartement, je vais bosser sans nouvelle de James, chaussures de sport, cheveux gras coincés dans une queu de cheval – de toute façon au boulot, j’ai un bandana !

James m’appelle, La manager serait prête à me rencontrer ce soir dans un café près de mon boulot. Qu’elle est mignonne.

J’explique à James que je ne suis pas vraiment habillée pour rencontrer ma potentielle future manager – pas de problème mon cœur, elle ne veut que discuter avec toi, elle se fichera totalement de tes chaussures !

… j’ai accepté et j’ai réussi à finir une demie heure plus tôt pour courir à Mango m’acheter un haut blanc, changer mes chaussures et me tresser les cheveux. J’ai rencontré La charmante petite manager à peine plus vieille que moi et nous avons parlé de tout sauf de travail.

Le lendemain, je recevais un appel de l’agence immobilière ils ne savent toujours rien, pas vraiment, c’est pas sûr mais ce qui est sûr c’est que cette semaine dans l’appartement dégueulasse est gratuite mais la suivante sera payante. Je finis par pousser une méga gueulante et finalement on me dit ce qu’il en est: le problème d’électricité est beaucoup plus important que prévu, cela peut mettre des semaines à être réparé néanmoins, ils n’ont aucunement l’intention de me loger gratuitement une semaine de plus et n’en sont pas obligés puisqu’EUX n’ont pas signé le contrat. Et là je réagis: j’ai signé le contrat, mais l’agence devait contresigner le contrat le jour de l’échange des clefs. Je me suis faite avoir. Ils n’ont aucune obligation envers moi.

Résultat ? Je me met à gueuler encore plus fort et j’arrive à me faire rembourser entièrement et à imposer ma présence dans l’appartement pourri jusqu’à la fin de la semaine. Je n’ai plus d’appart et j’ai seulement deux jours sans travail pour en trouver un.

1 heures plus tard, James m’appelle. J’ai le job, je commence dans une semaine.

Joie – stress – joie – stress , je ne sais pas, je suis heureuse tout en étant stressée !

Londres #3 – loopings émotionnels

img_1856Comme je le disais dans l’article précédent, j’ai été appelé pour un entretien. En réalité, ça ne s’est pas exactement passé comme ça. En Angleterre, il faut souvent passer par des agences pour les offres d’emploi, le soucis, c’est que le nom de l’entreprise n’est pas mentionné, alors c’est un coup de poker. Ainsi, j’ai d’abord été appelé par une dénommée Jenny qui voulait avoir plus d’information à mon sujet. Puis, elle m’a révélé le nom exacte de l’entreprise et la description exacte de l’emploi et là… ça a été le coup de foudre. Une entreprise dans le secteur de la mode qui cherchait un français pour son marketing. Tout ce que j’aime était réuni dans une annonce.

Finalement, c’est un autre employé de l’agence, James, qui m’a appelé pour me dire que j’avais été invité à un entretien.

Franchement, cet homme a été incroyable avec moi. Il m’a suivi tout le long du recrutement. Tout d’abord, il m’a appelé un jour avant afin de me briefer sur ce que les managers du groupe souhaitaient réellement entendre de ma part. Puis il m’a appelé 30 min avant l’entretien pour me souhaiter bonne chance, puis une dernière fois après l’entretien pour savoir comment cela s’était passé.

L’entretien s’est tenu dans les bureaux de la boîte et là… je suis tombée amoureuse. Des fringues de partout, un bar au milieu de la salle, mais surtout, des employées pas du tout sur leur 31, des gens normaux, très souriants, tous plus gentils les uns que les autres. J’avais peur de tomber dans un endroit avec des filles grandes, blondes et parfaites.

Puis j’ai passé l’entretien avec deux managers. J’étais sûre d’avoir dit des bêtises. J’étais totalement démotivée. mais à peine une heure et demie après… James m’a rappelé pour me dire que… Ca c’était très bien passé ! Que le vendredi suivant, je recevrais un test via mail, je n’aurais qu’à répondre aux questions et le renvoyer et j’aurais une réponse très très vite.

J’étais aux anges: deuxième entretien du job que je veux, j’allais vivre dans un appart tout beau tout neuf dans à peine 4 jours, Londres m’ouvrait les bras !

Oui mais… Le lendemain même, je recevais un charmant e-mail de l’agence immobilière pour me dire que « suite à un dysfonctionnement »… il n’y avait pas d’électricité dans mon appartement et qu’il ne serait pas prêt pour le lundi suivant comme cela été prévu, mais heureusement, je vivais chez une amie, donc pas de problème !

… J’ai poussé une gueulante et j’ai reçu un second e-mail peu de temps plus tard pour me dire que l’agence me faisait « la courtoisie » de me donner une chambre de substitution le temps que le problème soit réglé.

C’est comme ça que j’ai finis dans une chambre de la taille d’une armoire, 2cm de poussière de partout, une baignoire noire de crasse et 3 colocataires qui mettaient un bordel monstre.