Gotham: la version Gothique de Batman

Je crois que je vous l’ai déjà dit, mais quand j’étais petite, j’étais fan de Batman. Bruce me faisait frémir ! Bien plus que Superman – ce looser qui a besoin de supers pouvoirs !

Alors quand j’ai vu la nouvelle série Netflix, je me suis jetée dessus et je me suis avalée la première saison en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Tout le monde connaît le Commissaire Gordon, valeureux adversaire des plus dangereux criminels, un homme dont la réputation rime avec « loi » et « ordre ». Mais que sait-on de son histoire ? De son ascension dans une institution corrompue, qui gangrène une ville comme Gotham, terrain fertile des méchants les plus emblématiques ? Comment sont nées ces figures du crime, ces personnages hors du commun que sont Catwoman, le Pingouin, l’Homme-mystère, Double-Face et le Joker ?

vlcsnap-2014-10-07-10h04m58s150.png

Donc, comme vous le savez peut être, la série Gotham se passe dans le passé comparé à la série animée Batman. Ce sont donc les origines des personnages qui sont mis en avant. Pour les fans, il n’en fallait pas plus !

J’ai des doutes sur certain personnage, comme pour Cat, la future Catwoman qui a le dont de m’énerver, mais pour les autres, la série vous prend par les sentiments. C’est un vrai feu d’artifice, pas de pause dans cette première saison, pas d’épisode inutile, chaque minute fait avancer le schmilblik. vlcsnap-2014-09-23-11h39m57s228

L’esthétisme est tirée à son paroxisme, on nous met dans une ambiance très goth, la gestion des lumières est impeccable. Les acteurs sont incroyables, dans le genre Retour d’ancien acteur, on est tous très heureux de souhaiter un joyeux retour à Ben McKenzy – ancien acteur de The OC – qui joue le rôle de James Gordon

gotham-season-2-episode-5-recap-fox-jim-gordon

Mais… oui, il y a un Mais… J’ai trouvé que le scénario partait un peu en cacahouette – excusez moi le terme. Au départ, tout est OK… et puis un peu on se dit « oui… c’est cela, oui ». Les personnages commencent à partir dans des directions un peu extrème et on se demande comment ça va être géré par la suite. Finalement, je me demande si à faire un début si bien, le réalisateur n’a pas misé sur la surenchère… et ça va un peu trop loin pour moi. Ce qu’on accepte dans une série animée, ne passe pas toujours si bien en film. Au fil des épisodes, mon excitation s’est évaporé et j’ai fini la série juste pour conclure quelque chose.

Gotham-Saison-1-Épisode-20-4.png

Je ne suis pas curieuse de savoir comment ça va se passer par la suite et c’est surement le meilleur indice pour savoir si la série m’a plu… Ca avait si bien commencé mais le scénario va trop loin pour moi, est trop saugrenue et on a un peu l’impression que les réalisateurs ont joué leurs meilleures cartes dès le début… Je ne suis donc pas sure de voir la suite.

Et vous ? Qu’en avez vous pensé ?

4.jpg
Dans cet épisode, les choses étaient vraiment allées trop loin pour mes goûts !

 

Publicités

Call the Midwife – Série + Livre

Il est rare que je lise un livre APRES avoir vu un film. C’est pourtant ce qui s’est passé avec Call the Midwife dont j’avais déjà entendu parler sur le blog de Catherine.

Je m’etais dit que ce livre avait l’air bien…et je l’avais oublié. Jusqu’à ce que je me tape toute la série Call the Midwife sur Netflix qui est passé précédemment sur arte. Et finalement, j’ai finis par lire le livre aussi.

image_e771a

La série:

J’ai donc tout d’abord regardé la série. Comme d’habitude je cherche des séries anglosaxonnes pour améliorer ma compréhension de l’anglais british. Autant j’arrive à comprendre mes séries américaines, autant je ne comprend rien du tout à l’accent britanique. J’ai commencé à regarder la série pendant l’Automne, et… tout d’abord j’ai été émue mais ce n’était pas un vrai coup de coeur. La première saison porte énormément sur les anecdotes de Jen en tant que sage femme et nous montre les conditions de vie dans les quartiers pauvres de Londres.

Mezzanine_562

 C’est difficile à imaginer aujourd’hui: c’était un temps sans la pilule, où les familles nombreuses étaient choses courantes, des appartements sans eau courante, parfois sans électricité, où les femmes avaient peur des hôpitaux et préféraient accoucher chez elle. C’était un temps où les nonnes faisaient les sages femmes, où les femmes dépendaient économiquement de leur mari et devaient s’arreter de travailler lorsqu’elles étaient enceinte (quand elles n’étaient pas tout simplement mise à la porte). Mais on y fait surtout la connaissance de plusieurs personnages incroyables qui nous suivent pendant deux saisons: de Jenny l’indépendante, à Chummy la timide,en passant par Trixie l’impertinante, Jimmy le charmeur jusqu’à la Soeur Monica Joan l’original. Néanmoins, c’est dans la seconde saison où je me suis vraiment attachée à la série. Les personnages prennent de la dimension et leurs liens deviennent toujours plus forts. La troisième saison n’existe pas sur le Netflix français pour le moment mais j’espère qu’il arrivera très vite car c’est un petit monde attachant et un incroyable voyage dans l’East End Londonien.

9781407228044_Z

Le livre:

Le livre est un coup de Coeur et je pense m’acheter la suite au plus vite. Comme je l’ai dit précédemment, je n’aime pas lire des livres après avoir vu le film, mais pour le coup, je n’ai eu aucun problème car chaque chapitre est une anecdote qui se suffit à elle même et les anecdotes sont en grande partie différente de celles de la série. Meme quand le contexte a été repris dans la série, l’histoire n’est pas exactement la meme, ainsi, on ne sent pas de répétition. J’ai préféré la Jenny du livre qu’on connait plus en profondeur. Ce qui m’a génée avec la série, c’est qu’on la sent souvent un peu distante et même parfois un peu froide. Dans le livre, ce n’est absolument pas le cas, on trouve une Jenny chaleureuse, jeune et énergique et drôle. C’est plus que compréhensible étant donné que c’est une biographie. Très souvent en tournant les pages, je me suis demandée comment elle trouvait le courage de faire tout cela mais aussi l’énergie car en travaillant autant qu’elle avec un seul jour de repos, j’aurais juste passé mon dimanche à dormir. Au contraire, Jenny nous racontes aussi ses sorties, ses amis, ses ressentis et on voit son changement psychologique face au monde qui l’entoure. Les histoires sont piquantes et amusantes et ne nous épargnent aucun détails. Je l’ai lu en anglais et j’étais assez contente car mon manque de vocabulaire m’a permis d’éviter deux ou trois passages un peu trop cru pour moi: au sujet des grossesses, moins j’en sais et mieux je me porte !

C’est forcément un livre qui vous fait réfléchir au monde d’aujourd’hui, à tous les progrès que nous avons fait mais aussi au contraire: dans le livre, Jennifer Worth explique comme toutes les portes du quartier restaient ouvertes, le respect des habitants pour les médecins et les sages-femmes et j’en passe.

 Pour moi c’est 4 BirdyBooks ! C’est un livre que je vous conseille fortement !

4birdybook

Pourquoi je n’ai pas aimé NARCOS

Si vous avez Netflix, vous êtes surement au courant du phénomène Narcos. Tout le monde en parle, tout le monde le conseille. Comme je vous ai dis précédement, avec l’homme, quand on a eu fini les deux premières saisons de Penny Dreadful, on s’est retrouvé.. en manque. Alors nous aussi, on a cédé à Narcos. On a fait les choses bien, on a regardé le premier épisode en mangeant, puis on est passé sur le canapé…puis on a recommencé le lendemain.. et on en est venu à la même conclusion: on se fichait royalement de connaître la suite. Alors j’ai bien dû me pencher sur le problème et me demander pourquoi la sauce n’avait pas pris avec moi.

1. La forme

Pour ceux qui ne connaissent pas, il faut savoir que Narcos est fait sous forme de semi-documentaire. Pourquoi semi? Parce qu’on a une fiction posée sur une histoire vrai qui nous est expliqué par une voix-off tout au long de la série. On nous montre des documents officiels et les faits sont repris un par un. Ce coté documentaire ne me dérange pas sauf que… j’ai trouvé que du coup, on entrait pas assez dans l’intime des personnages et donc je n’ai pas réussi à les comprendre, je n’ai pas réussi à m’intéresser à eux et cela a eu comme conséquence…que je me fichais de leur sort. Résultat: quand l’un ou l’autre meurt, je m’en fiche cruellement. On ajoute à cela qu’à part le  noyau principal, la durée de vie des personnages dans Narcos est d’un seul épisode..et bien moi, ça ne me laisse vraiment pas le temps et la volonté d’en savoir plus. Mais en plus de cela, c’est surtout que ça devient très difficile de comprendre les ambitions des personnages. Personnellement, pour ce qui est de Steve Murphy, je n’ai toujours pas compris ce qui a bien pu le convaincre d’aller s’enterrer en Colombie en mettant sa vie et celle de sa femme en danger.

narcos.jpg

2. Le fond

Narcos est un Biopic sur Pablo Escobar et donc sur la lutte des services américains contre les cartels de drogue. En soit, ça envoie du lourd. Non, on ne vous sert pas une simple petite série sur la drogue et la mafia, on vous offre LA série sur PABLO ESCOBAR en personne. ET OUI. Sauf que …bien sûr, la série est aussi une critique de tout ce qui s’est passé: en passant de la critique de la Colombie mais aussi des politiques aux USA qui n’ont compris l’importance des faits que bien trop tard. Je continue à dire qu’en soit, ça envoie vraiment du lourd, la série est très bien faite. SAUF QUE pour moi, une série, c’est fait pour décompresser après le boulot alors si je me tape de la critique de la société à ne plus en finir… et bien finalement ça me fatigue plus qu’autre chose.

0016_narcos_106_00597r.jpg

3. Le Rythme

Avec Narcos on va un peu dans tous les sens. Je comprend que ça soit difficile d’expliquer tous les faits en même temps: On est en pleine guerre froide, on a la drogue, Pinochet, les élections en Colombie, Cuba qui se rebellent, la présidence américaine et j’en passe.. et moi je n’ai vu que 5 épisodes. J’ai trouvé le rythme presque trop effréné et tout est traité en trois minutes chrono. Ca se veut un documentaire, mais on ne s’arrête pas assez sur les faits pour bien les comprendre et on finit par se demander comment tout ceci a bien pu arriver. Comment des gens peuvent voter pour Pablo Escobar ? Comment les USA peuvent ils se ficher d’un si gros problème ? Comment personne n’a pu réagir ? Et bien… on le déduit plus qu’on ne le comprend. Au point que si on s’éloigne deux minutes de la télé…On est perdu. Et comme je vous ai dis, nous, on regarde la télé en mangeant, en changeant les plats, en cuisinant, en allant chercher le sel, etc. Je ne suis pas encore une de ces geeks qui, quand elle regarde une série, ne fait QUE ça. Ce qui rend cette série peu adaptée à ma manière de faire.

narcos pict3

A ce point là, il ne reste plus beaucoup de chose qui pouvait m’intéresser dans Narcos. Le tout est très bien fait, je l’avoue, c’est très réaliste, mais ce n’est pas ce que j’attend d’une série et je la laisserais donc à d’autre !