Un café… entre deux livres – MARS 16

Ceux qui me connaissent déjà le savent, j’aime lire. Ainsi; si je devais réellement ouvrir un Café ce serait sûrement un café littéraire. Ces derniers temps j’ai lu des livres très différents et je vais vous parler des deux derniers livres que j’ai lu:

  • L’enfant de l’étranger d’Alan Hollinghurst
  • Attentat de Yasmina Khadra

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Un livre – Une femme

Nous n’avons sûrement pas à vous préciser qu’hier, c’était la journée des droits de la femme.

Pour l’événement, nous vous proposer trois livres chacune qui mettent en scène des femmes fortes qui d’une manière ou d’une autre, ont touché nos coeurs de lectrice =)

Jane Eyre – Charlotte Bronte

9782253004356-TPour commencer, je me lance avec un classique. Jane Eyre a su toucher beaucoup d’entre nous au fil des années. En cherchant des noms de femmes forte, ce livre m’est tout de suite venue en tête. Avec ce livre, Charlotte raconte une histoire d’amour mais met surtout en relief un personnage haut en couleur, qui n’entre pas dans le moule de l’époque. Bref Jane Eyre mérite sa place dans cet article !

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Cet intant-là – Douglas Kennedy 

cvt_Cet-instant-la_1106Voici un livre bien plus récent. Dans cette histoire on rencontre Petra et je pense que n’importe quelle personne ayant lu ce livre se souviendra comme Petra sait affronter son destin, comme elle refuse et se bat contre tout le monde qui l’entoure. C’est une femme incroyable qui est touché de plein fouet par l’Histoire et qui fera tout pour retrouver ce qu’elle a perdu. Si vous n’avez pas lu ce livre, Petra est sans aucun doute une bonne raison de le faire !

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Les hirondelles de Kaboul – Yasmina Khadra

51Til1PKtxL._SX296_BO1,204,203,200_Et voici un livre pour se souvenir qu’aujourd’hui, en 2016, il y a encore des femmes qui se battent tous les jours pour leur dignité, leur liberté et leurs droits les plus simples. Avec la plume de Yasmina Khadra on rencontre Zunaira qui, avec l’arrivée des talibans, est privé de tout ce qu’elle connaissait. C’est une femme forte pour un livre fort.

 

 

 

 

Orgueil et Préjugés – Jane Austen

On a toutes adorées Elisabeth Bennet, le personnage féminin principal de ce livre de Jane Austen. Alors certes c’est une histoire d’amour et ça se termine par un mariage. Mais ce qu’on aime chez Lizzy, c’est qu’elle est une femme pas comme les autres qui rompt avec les traditions de la place de la femme à cette époque. Esprit libre et rebelle, elle préfère la lecture à la couture, une révolution.

La promenade des Russes – Véronique Olmi

J’ai lu ce livre en début d’année et je dois dire qu’il m’avait plu en tant que morceaux de vie de femmes. Trois générations qui se confrontent dans leurs personnalités et autours d’une histoire commune. La plus jeune apprend à accepter ce passé tout en embrassant son propre futur.

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Millénium – Stieg Larsson

Comment citer des personnages féminins sans parler de Lisbeth Salander en 2016 ? Impossible. Elle incarne toute la rébellion face à une société conçue et pensée pour l’homme. Je tire mon chapeau à l’auteur qui a su canaliser dans ce personnage (extrêmement violent par ailleurs) la plupart des abus dont peuvent être victime les femmes mais qui sait s’en sortir, se venger et ne pas être une victime. Un personnage comme ça, ça change et ça fait du bien.

Amélie Nothomb mérite-t-elle encore son succès ?

Dans mes derniers articles au sujet d’Amélie Nothomb je remarque que j’ai tendance à me répéter: je continue à lire Amélie Nothomb parce que je la considère comme un classique de la littérature contemporaine …mais je ne suis plus du tout transcendée par ce qu’elle écrit. Quand j’ai connu Amélie Nothomb j’étais au collège je pense, et j’avais dévoré ses romans. C’était comme une friandise. C’était délicieux, ça fondait dans la bouche, c’était sucré et meme parfois acide, j’en dévorais un et tout de suite, je sentais le manque, il fallait recommencer jusqu’à l’overdose ! Jusqu’au mal au ventre.

Heureusement pour nous, Amélie Nothomb ne pond qu’un roman par an, et on évite donc l’indigestion… sauf que… Plus le temps passe, et plus ses romans me laissent un goût amer. Je les commence en attendant la surprise, le Bonheur et…rien ne vient. C’est un peu comme un Ferrero Rocher sans la noisette, c’est bon, mais c’est pas la même chose.

9782226318091-j.jpgCette année, j’ai recommencé. J’en ai de nouveau lu un: Le crime du comte Neville . C’est ma soeur qui me l’a offert, sinon je ne l’aurais surement pas acheté, mais puisqu’il était là, sous le sapin de Noel, il fallait que je lui fasse honneur. Et de nouveau… une déception. Oui c’est bon, oui ça se lit bien, oui les personnages sont prenants sauf que …non. Il n’y a plus cette étincelle d’autrefois. Il manque la noisette, voilà tout.

Doit-on en plus souligner le fait que ce roman, au niveau du sujet, est une copie parfaite du roman d’Oscar Wilde ? Certes, les personnages changent mais l’idée reste la même : un homme apprend par une voyante qu’il tuera quelqu’un, et, sans remettre en doute ne serait-ce qu’une seconde cette prophétie étrange, il préfère choisir qui il va tuer afin de s’oter cela de sa TO DO LIST. En gros. On s’attend donc à quelque chose en plus, quelque chose qui approfondit l’histoire de Wilde. Mais non, même pas.

Les romans d’Amélie sont toujours plus fins, écrit toujours plus gros, au point qu’on se demande si on peut encore les appeler Romans puisqu’imprimé dans la police habituelle, ils seraient sans aucun doute sous les 100 pages. Le prix du livre de poche tourne désormais autour de 8€50… ça fait cher la centaine de pages… et tout ça pour des histoires toujours moins approfondies. On rencontre des ombres de personnages plutôt que des personnes en chair et en os, finalement, chaque roman ou presque a son mort, et pour peu qu’on devine qui il est dès les premières pages du roman, ça ne vaut presque plus le coup de lire la suite.

Comment expliquer cela ? Est-ce qu’Amelie se repose sur ses lauriers ? Est-elle devenue si sure de ses capacités qu’elle ne cherche même plus à les démontrer ? Est-ce son rythme trop soutenu ? Un roman par an, c’est bien, mais pour une qualité moindre, c’est peut-être même trop.

Est ce qu’Amélie Nothomb mérite encore son succès d’autrefois? Personnellement, je pense que si j’avais lu en premier l’un de ses romans actuels, je n’en aurais surement jamais lu d’autres. Alors je répondrais non à cette question.

Mais je vous laisse répondre vous aussi. Qu’en pensez vous ?

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Lignes de faille – Nancy Huston

lignes_de_failleD’abord, je remercie Valentine pour m’avoir offert ce livre. Je sais que cela aura été le résultat de recherches minutieuses !

Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n’est le sang. Pourtant, de l’arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, les voix de Sol, Randall, Sadie et Kristina – des enfants de six ans dont chacun est le parent du précédent – racontent, au cours d’une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre, de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York. Quel que soit le dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l’époque où l’on vit, l’homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C’est contre elle pourtant que s’élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.

Donc, comme le dit plus ou moins le résumé, le livre est divisé en 4 parties: on commence par rencontrer Sol, 6 ans en Californie, puis son père quand il avait 6 ans, puis sa grande mère quand elle avait 6 ans pour finir avec Erra quand elle avait 6 ans en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale.

Pour être honnête, au début, j’ai failli refermer ce livre sans l’avoir lu entièrement. Sol est incroyablement antipathique et irréel pour un enfant de 6 ans. Heureusement, on passe assez vite à l’histoire de son père et c’est finalement là que les choses commencent pour de vrai selon moi.

A partir de là, on se laisse porter par l’histoire, on passe d’une génération à l’autre et on voit comment la vie des parents a influencé la vie de leur enfant, voir de leurs petits enfants. 4 générations brisées par un épisode pendant la seconde guerre mondiale: Les Lebensborn dont je vous ai déjà parlé ICI. C’est un voyage autour du monde, c’est une intrusion dans différentes familles, ce sont des personnages qui vont fatalement vers leur destin et on ne peut rien faire pour les arrêter.

Je ne sais pas quoi penser de ce livre, j’ai beaucoup aimé les dernières histoires mais l’histoire de Sol m’a totalement gâche le tout. Cet enfant ressemble plus à un vieux pervers taré qu’autre chose. Il laisse un sale goût dans la bouche lors de la lecture et ce ne sont pas les 350 autres pages qui ont réussi à m’ôter cette mauvaise impression de la gorge. Surtout: je n’ai pas compris à quoi il servait. Je n’ai pas compris où voulait en venir l’auteur. Les trois autres: oui, on comprend bien comment on en arrive là, mais ce petit être dégoûtant, non. J’ai l’impression qu’il s’est perdu dans le mauvais scénario. Il ne sert à rien. Quel message a bien voulu faire passer Nancy Huston ? Je ne sais pas.

Je ne suis pas sûr de vous le recommander, ou alors commencer directement çà la page 131. je ne sais pas. Pour moi, c’est trois birdybooks…

L’avez vous lu ? Avez vous lu d’autre livre de cet auteur ? Qu’en avez vous pensé ?