Classique, littérature russe

La femme d'un autre et le mari sous le lit – Dostoïevski

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Persuadé que sa femme le trompe, Ivan Andréiévitch est prêt à tout pour confondre l’infidèle. Il la suit et la guette pendant des heures, il l’espionne et ouvre son courrier à la recherche d’une preuve, il se cache et se ridiculise… Lire la suite « La femme d'un autre et le mari sous le lit – Dostoïevski »

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Classique, littérature russe

A lire pendant l'hiver… Le reveillon du jeune tsar – Tolstoï

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Après une longue journée de réunions, décrets et audiences, le jeune tsar s’endort en attendant sa femme pour le réveillon. Lorsqu’il rouvre les yeux, il n’est plus dans son palais mais à la frontière avec la Prusse et voit un soldat tirer sur un contrebandier. Toute la nuit, il voyage ainsi à travers la Russie et prend peu à peu conscience du poids des responsabilités qui lui incombent…

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Classique, littérature contemporaine, littérature russe

A lire pendant l'hiver…Crime et Châtiment – Dostoïevski

crime et chatiment

«Raskolnikov se mit à trembler de tout son corps comme un homme frappé d’un coup terrible.- Mais… alors… qui… est l’assassin ? balbutia-t-il d’une voix entrecoupée.Porphyre Petrovitch se renversa sur sa chaise, de l’air d’un homme stupéfait par une question abracadabrante.- Comment, qui est l’assassin ? répéta-t-il comme s’il n’en pouvait croire ses oreilles, mais c’est vous.»

Pour vous mettre peu à peu dans l’ambiance de Noël je vous propose de faire quelque pas dans la blanche neige russe …

Ce livre est très sombre, Il m’a fait penser au Horla de Maupassant. Pendant une très grande partie de l’histoire, le personnage principal est plongé dans la maladie dû à ses mauvaises conditions de vie. En effet, dès le début, on fait connaissance avec Rodia, affamé, malade, vivant dans un réduit minuscule, froid. Tout cela nous mène dans une histoire presque onirique, parfois sans queue ni tête, et pour cause, on est très souvent dans la tête de Rodia.

On est très loin de Tolstoï puisque les personnages de ce roman n’ont rien de riche pour la plupart et vivent même dans une grand misère, on se déplace aussi de Moscou à Saint Petersbourg et on apprends à connaitre par cœur la place Sennoï comme si on y était. J’ai adoré me balader dans les rues de cette ville, y rencontrer les prostituées, les malfamés, les enfants et bien d’autres personnages encore.

Néanmoins on y retrouve des sujets cher à l’auter: l’homme qui mérite ou non sa richesse, la religion, la pauvreté, le sort des femmes, la réputation. Dans ce roman, on est dans un monde bien plus noir que celui auquel on est habitué avec Tolstoï, il n’y a pas de méchant ou de gentil, les personnages sont ambigus et menés par des intérêts différents à se rencontrer. On apprend vite à tous les apprécier à leur juste valeur.

Ma grande déception se porte sur la fin du roman… j’ai trouvé la fin vraiment baclée et un peu fantaisiste mais bon… Je ne suis pas sûre que la morale me plaise, mais après tout, je ne vis pas à l’époque de Dostoievski !

Bref !Malgré ma fatigue le soir, j’ai réussi à le lire assez vite et j’ai souvent veillé tard pour assouvir ma curiosité !Je vous le conseille, j’ai vraiment adoré.

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Classique, littérature russe

Guerre et Paix – Léon Tolstoï

Je sors d’un livre que j’ai particulièrement aimé: Guerre et paix. Je dis que j’en sors car ce livre est comme une porte ouverte sur un autre monde, sur une Russie blanche de neige, sur des champs de bataille rougit par le sang et sur des amours loin de l’innocence.

Il m’est impossible de vous résumer ce livre en quelques mots, ce sont quatre tomes qui se déroulent sur 10 ans d’histoire. On y rencontre trois familles dont le destin est bouleversé par la guerre. Tolstoï se sert des guerres russes contre Napoléon comme support pour sa théorie et sa philosophie. Il y critique la notion de stratégie militaire mise en place par Napoléon, le servage et la noblesse arrogante et superficielle. Quand Tolstoï écrit guerre et paix il traverse une crise métaphysique qui se ressent dans les pages de son livre.

L’histoire se divise entre trois familles principales:
La famille Rostov est naturellement bonne, le comte dépense sans compter pour le plaisir de son entourage allant jusqu’à sa faillite personnelle.
La famille est composée du comte, de la comtesse, de Nicolas, l’ainé, de Natacha, de Petia, le plus jeune ainsi que de Sonia, leur cousine que le comte et la comtesse ont sauvé de la pauvreté.
Natacha est sans conteste l’un des personnages principaux de ce livre. Elle vole le cœur des hommes qu’elle rencontre. La plus grande partie de l’histoire tourne autour d’elle. C’est une enfant espiègle et énergique qui sort de l’enfance au file des pages.

Pierre Besoukov et le fils bâtard de l’homme le plus riche de Russie. À sa mort, il hérite de toute sa fortune, et le simple garçon qu’il était, se voit entrer dans un monde qu’il ne connait pas. Il développe des théories métaphysiques tout au long du livre. On peut faire un parallèle avec Candice, en effet, Pierre est naïf et commence son voyage initiatique dans le premier livre. Il rentre dans la franc-maçonnerie qui est très critiquée par l’auteur. Les membres de ce groupe ne seraient que des nobles qui crient de belles paroles à qui veut l’entendre mais agissent peu. Au début du libre, Pierre est un personnage passif qui laisse les événement lui glisser sur la peau, il faut attendre la fin du livre pour qu’il commence à réagir vraiment aux événement qui ont lieux autour de lui.

La famille Bolkonsky est une famille très riche composée du prince Bolkonsky et de ses enfants: la princesse Marie et le prince André. André passe par différentes étapes au cour du livre. Il représente les différentes pensée de Tolstoi à propos du deuil, de la mort et de la religion.

Ses trois familles se lient et délient au cours du livre. Les chapitres sont rythmés par les différents accords politiques entre Alexandre Ier et Napoléon. Ainsi les hommes présents dans le livre partent à la guerre ou en reviennent, à chaque fois changés de l’intérieur. Les passages sur la guerre sont magnifique et l’un des passages ou Nicolas croit sa mort arrivée m’a totalement soufflée. On y apprend les conditions de vie dans l’armée, la fatigue des soldats, le froid et parfois le découragement. A travers Nicolas, l’armée semble une énorme famille loin des problèmes de la société où les choix sont simples: vivre ou mourir. Tout y est prévisible, il suffit d’appliquer les ordres, l’humain disparaît en face du groupe.

« La vie de l’homme est double: l’une, c’est la vie intime, individuelle, d’autant plus indépendante que les intérêts en seront plus élevés et plus abstraits; l’autre, c’est la vie générale, la vie dans la fourmilière humaine, qui l’entoure de ses lois et l’oblige à s’y soumettre. »

« Tout y était connu: on savait qui était le lieutenant, qui était le capitaine, qui était un vaurien, qui était un bon garçon, et ce qui primait tout, c’était «le camarade»! Le cantinier faisait crédit, on touchait sa paye tous les trois mois. »

« L’aspect en était d’autant plus sombre, que la saison était belle et que les champs réjouissaient la vue, pendant qu’on ne voyait dans ces rues ruinées que des habitants déguenillés, et des soldats ivres ou malades. »

Pour expliquer ses idées l’auteur utilise une méthode que j’avais déjà rencontré dans son livre Anna Karenine, Il se sert des personnages comme personnification de ses pensées. Il n’hésite pas à utiliser des personnages amis pour les faire se disputer sur un sujet, ainsi il est parfois très difficile de comprendre quelle est la pensée finale de l’auteur.
Tolstoi aime créer des parallèles entres les personnages. Ainsi Pierre et le prince Andre vivent leur vie de manière opposée, quand l’un se décourage au sein de la franc maçonnerie, l’autre reprend peu à peu vie. Comme si c’est deux destins ne pouvait vivre ensemble, il faut que l’un tombe pour que l’autre se lève. Ce que j’ai aussi beaucoup aimé c’est que les personnages sont vrais, ils sont humains. Ils ne font pas toujours des actions logiques, ils ne sont pas parfaits, ils ont parfois d’énorme défauts et ils évoluent dans le temps, on grandit avec eux.

J’ai remarqué qu’une série avait été diffusée sur France 2 qui reprend le roman….j’en ai regardé deux ou trois passages et ça ne m’a pas franchement fait rêver. Comme d’habitude, Natacha,beauté brune aux yeux noirs devient blonde aux yeux bleus… Qui sait…. Au contraire, Hélène, la beauté moscovite,la grande méchante du livre , blonde aux yeux bleus, devient brune aux yeux noirs…Ben oui, logique, c’est une méchante. Bref, rien de bien folichons.

« Napoléon, arrêté à Moscou dans la pose correcte d’un duelliste, le sentait mieux que personne; aussi ne cessa-t-il de s’en plaindre à Koutouzow et à l’Empereur Alexandre; mais, malgré ses réclamations, et malgré la honte qu’éprouvaient peut-être certains hauts personnages à voir le pays se battre de cette façon, la massue nationale se leva menaçante, et, sans s’inquiéter du bon goût et des règles, frappa et écrasa les Français jusqu’au moment où, de sa force brutale et grandiose, elle eut complètement anéanti l’invasion! »

Classique, Drame, film, films et séries, Historique, littérature russe

Anna Karenine – Tolstoï (livre/film)

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En ce moment, ma vie n’est pas très palpitante, je passe mon début de printemps à travailler et étudier. Cependant, je garde mes voyages dans les transports en commun pour lire. C’est comme ça que j’ai réussi à lire Anna Karenine, ce qui n’est pas une petite chose puisque ce livre a presque 1000 pages. En parallèle, Anna Karenine a été adapté sur nos écrans par Joe Wrigt. Etant fan de Kheira Knightley, il m’était impossible de ne pas le voir. Néanmoins je n’avais jamais lu de livre de Tolstoï et je voulais découvrir cet auteur. De plus c’était très intéressant d’avoir lu le livre pour voir le film.

Le livre:
Le livre se divise en deux, on suit deux personnages : Anna Karenine et Levine Constantin Dmitriévitch. Anna Karenine est la femme d’un haut fonctionnaire russe, elle mène sa vie de femme mondaine jusqu’au jour où elle rencontre Vronsky. Ces derniers tombent alors éperdument amoureux et nait une histoire d’amour hors des règles de la société russe. D’un autre coté, Lévine est un propriétaire amoureux de la jeune princesse Kitty. Ces deux personnages vivent leur vie en parallèle et de manière presque symétrique, parfois se rencontrent et répondent de manière autonome aux questions de la vie.

Tolstoï écrit bien. Ce n’est pas une découverte, cependant son écriture est fluide, simple, on ne se perd pas dans les détails, bref, c’est très appréciable. J’ai adoré ce livre, un peu long sur la fin, mais tout simplement génial selon moi. Tolstoï dépeint les mœurs russes et les limites de la noblesse qui va peu à peu vers sa chute. Anna Karenine a été publié sous forme d’épisode dans un journal en 1977. Ainsi, chaque épisode, de quelque page, à son lot d’actions, de rebondissements ou de réflexions. Le roman a comme contexte une Russie partagée entre sa noblesse qui vit de luxe et de dettes et sa population paysanne qui vit de travail et de pain noir. Tolstoï utilise souvent le personnage de Levine pour mettre en scène les divergences au sujet du communisme qui grandit doucement.

L’histoire d’Anna n’est selon moi pas très intéressante au niveau de l’histoire d’amour, elle est même un peu « classique » (la magnifique femme qui tombe amoureuse du seul homme qui nuit à sa réputation). Le plus intéressant est la façon dont tout le monde réagit autour d’elle et toutes les réflexions sur l’amour, l’honneur, la religion ou l’éducation qui sont à chaque fois incarné par un personnage que l’on voit évoluer mais aussi changer d’avis.

[…] quand on aime un homme, on l’aime tout entier, tel qu’il est, et non tel qu’on désire qu’il soit.

Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse, au contraire, l’est à sa façon.

Le film :
Le film est beau. Nul, mais beau. Pourquoi nul selon moi ? Car la seul chose qui a été maintenu, c’est l’histoire d’amour, toutes les autres réflexions ont été abandonné, communisme, société, droit de la femme, etc … ainsi, on se retrouve avec une histoire d’amour banale. Il y a de beaux acteurs, certes, mais c’est une histoire banale. Keira Knightley n’est pas adaptée à un tel rôle. Selon moi elle n’a pas le physique pour être une mère attentive… je ne sais pourquoi, mais je l’ai toujours trouvé mauvaise en présence des enfants dans les films, elle m’avait fait le même effet dans « the duchess ». Je suis très déçue car j’aime beaucoup les films de Joe Wright, cependant l’histoire de Tolstoï ne ressort pas de ce film.

CEPENDANT, La mise en scène est géniale. Selon moi, il faut voir ce film comme une œuvre d’art. Rien n’est laissé au hasard, tout est beau. Le film est entièrement mis en scène comme une pièce de théâtre russe. On assiste alors au changement de décors comme si de rien était. Ceci peut choquer au début et j’avoue même que ça m’a donné mal à la tête. Néanmoins cet effet diminue au fil du film. Les décors sont splendides, on peut en dire autant des costumes, les musiques géniales. Un vrai spectacle. Un peu comme l’opéra, on ne voit pas ce film pour l’histoire, mais pour tout le reste.

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