L’Amie Prodigieuse – Elena Ferrante – Tome 3

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Comme je ne sais pas comment l’édition francaise se nome… je me contente de vous l’appeler le tome 3. Bon, vous avez bien compris que tant que je n’aurais pas fini la saga, vous n’entendrez parler de rien d’autre par ici.

Elena et Lila ont grandit: Lila a quitté son mari, a un fils en bas age et travaille dans des conditions très difficiles. Elena vient de finir son école, a publié un livre et ceci lui a ouvert les portes d’un petit monde enchanté. Elles tentent toutes deux de laisser derrière elles leur passé de misère et malgré le temps qui passe, leur dépendance perdure.

Donc, parlons peu parlons bien. Nous avons fait un pas en plus avec ce tome. Elena et Rafaella sont devenues adultes. Le tome 3 reprend la ligne directrice du Tome 2 avec une grande description du contexte sociale, de l’italie, du nord, du sud et de Naples.

Il est difficile de ne pas vous spoiler ce tome 3. Elena et Lila renforce leur antagonisme.  Lila semble toujours plus sombre, animée par une force de destruction, par un esprit perturbé qui la fait osciller entre la tendresse et la violence.

Au contraire, Elena devient adulte, et comme tous les adultes, elles découvrent que la vie ne va pas toujours dans la direction qu’on aurait souhaité qu’elle prenne. Son destin semble fatalement la ramener à Naples, quoi qu’il se passe. Chaque pas qu’elle fait pour s’en éloigner est immédiatement suivi de deux pas en arrière.

Alors que l’une comme l’autre tentent de fuir leur passé, leur origine leur colle à la peau, les tire en arrière, les étouffe.

Dans ce tome 3, Elena Ferrante nous coupe le souffle, on espère, se désespère, on s’anime puis on retient notre respiration avant de tourner la page.

 

Encore une fois, je vous conseille de sauter sur ce tome 3 dès qu’il sotira en France. Vous ne serez pas déçu !

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L’Amie prodigieuse: le nouveau nom d’Elena Ferrante

la-paranza-napoli
ferranteJe reviens avec Elena Ferrante. Je risque de vous embetter encore un bon moment avec cet auteur car je viens juste d’acheter le Tome 3.

Je vous en ai parlé la semaine dernière dans l’article Premières lignes. Cette fois ci je vous propose aussi le résumé en sachant que c’est le genre de livre qui fait partie d’une série qui doit être lu dans l’ordre, sinon vous risquez vraiment de vous perdre des morceaux.

Naples, années soixante. Le soir de son mariage, Lila comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qui règnent sur le quartier et qu’elle déteste depuis son plus jeune âge. Pour Lila Cerullo, née pauvre et devenue riche en épousant l’épicier, c’est le début d’une période trouble.  De son côté, son amie Elena Greco, la narratrice, poursuit ses études au lycée et est éperdument amoureuse de Nino Sarratore, qu’elle connaît depuis l’enfance et qui fréquente à présent l’université. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. La famille Sarratore est également en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Lire la suite « L’Amie prodigieuse: le nouveau nom d’Elena Ferrante »

L’amie Prodigieuse d’Elena Ferrante

l-amie-prodigieuse-713457-621x1024La semaine dernière je vous donnais les premières lignes de ce roman que j’ai tout simplement adoré. L’article ICI.

Tout le monde m’en parlais et me disait de le lire sauf que… je voulais le lire en italien et, étrangement, ça a été beaucoup plus difficile que prévu de le trouver ! Ici, le livre était pratiquement tout le temps sold out. Finalement, j’ai finis par le trouver dans une très grande librairie du centre et là… PAF: 18€… Et je me suis dit que c’était vraiment très cher et je n’étais pas sûre d’accepter de payer un livre 18€ alors que je peux l’avoir pour la moitié du prix en France. Et puis finalement j’ai cédé.

Et je pense que je vais recéder pour les 3 prochains tomes.

Lire la suite « L’amie Prodigieuse d’Elena Ferrante »

Je n’ai pas peur – Niccolò Ammaniti

9782264056832Voici un livre que m’a conseillé mon copain. Et déjà, ça, c’est surprenant. D’habitude les choses ne fonctionnent pas dans ce sens là. Mais après avoir lu ce livre, il m’a dit « Il faut absolument que tu le lises ! ». Alors ni une ni deux, je l’ai pris et ce livre est devenu mon compagnon de transport en commun.

Il y a des souvenirs de jeunesse qui longtemps restent imprimés entre les parois de la mémoire, des souvenirs qui traversent la vie, baignant dans une aura particulière. Michele Amitrano a passé sa jeunesse dans le Sud italien, à Acqua Traverse, un tout petit hameau. Ses journées se partagent entre les repas de famille et les sorties avec ses camarades en culottes courtes des maisons alentour. Des jeux improvisés dans la campagne, des parties de football, des virées par monts et par vaux, sous la houlette de Rackam, le chef de bande, petit saligaud, imposant des gages tordus et pervers. C’est précisément à l’occasion d’un gage périlleux queMichele fera l’une des rencontres les plus surprenantes et inquiétantes de sa vie, celle d’un enfant.

Tout se passe dans la campagne profonde près de Rome. Ce genre de bourg, perdu entre deux champs, vous voyez ce que je veux dire ? Et la première chose qu’on remarque dans le livre… c’est le caractère dérangeant de ces enfants sadiques… de ses adultes à la limite de la violence, de tout cet univers où l’ignorance semble reigner.

Niccolò Ammaniti sait nous replonger en enfance tout en faisant ressortir le pire ce ces années… Mais tout change quand Michele rencontre un enfant de son age… seul dans un trou.  C’est à ce moment que toute l’innocence d’un enfant de 10 ans reprend le contrôle du livre et on ne peut que se laisser porter par ce garçon plein de bonne volonté qui découvrira bien trop tôt les horreurs que peuvent inventer les adultes.

L’auteur est virtuose du style. En mettant en scène son histoire pendant un été caniculaire, il ne nous laisse pas une seconde pour respirer. Il nous suffoque. A chaque nouvelle page, on se dit que ce n’est pas possible. Qu’il n’aurait tout de même pas oser ?

Et pourtant, on ne referme pas le livre, on y va jusqu’au bout, incapable de laisser Michele seul dans ce monde cruel.

C’est un livre auquel je mets 5 vrais BirdyBooks. C’est une histoire incroyable qui vous tiendra en haleine.

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Dans la mer il y a des crocodiles – Fabio Geda


Quand vous lirez cet article, cela fera plus de deux que j’aurais lu ce livre, ce qui signifie que je l’ai lu exactement pendant la semaine du 13 Novembre. C’est surement ce qui aura rendu ma lecture si longue, si lente. Je ne voulais pas publier cet article pendant le mois scandinave et je ne voulais pas non plus le publier pour Noël. A Noel, je veux des paillettes, des contes, du Dickens, des enfants qui rient, des Disney, mais loin de moi les sujets trop sérieux.

Enaiat a dix ans lorsque sa mère l’oblige à fuir leur petit village de Nava, dans la vallée de Ghazni, en Afghanistan. Elle l’abandonne de l’autre côté de la frontière, au Pakistan, pour le protéger car Enaiat appartient à l’ethnie des Hazaras, persécutée par les Pachtounes et les talibans. Pour lui débute alors un périple de cinq années jusqu’en Italie en passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce.

Dans ce roman, le jeune Enaiatolah nous explique son parcours de l’Afghanistan en Italie. Au cours des pages, on oublie souvent l’age de ce garçon. En effet, Enaiatolah commence son parcours à 10ans et arrive en Italie vers l’age de 14ans. Ce qui nous fait souvent oublier ce fait c’est la dureté des faits, des conditions de vie du garçon. Pour nous, occidentaux, il semble inconcevable qu’un enfant ait pu faire de telle choses, ait pu voir de telle horreur, ait pu vivre un tel stress.

Durant son discours, le narrateur ne s’attarde pas sur les noms, sur les descriptions, mais sur les ressentis, sur son vécu des événements et cela nous rappelle à quel point il est loin de toute valeur matérielle.

Peut être que la seule chose qui m’a un peu énervé dans ce livre… c’est les passages où l’auteur prend la parole. Alors que le narrateur explique les faits de manière très terre à terre, l’auteur vit dans un monde de bisounours qui, finalement, coupe le texte et casse le rythme.

Face à ce qui s’est passé il y a peu en France, on ne peut qu’etre touché par ce livre et par les horreurs que nous raconte le narrateur. Ce livre met les points sur les i en ce qui concerne l’ammalgame qui est, hélas, souvent fait sur les musulmans, sur les réfugiés, et sur la violence. J’étais en plein milieu de l’histoire quand ce fameux Vendredi 13 est arrivé. J’ai arête de le lire. C’était trop réaliste. Les mots prenaient un autre sens. Un sens que je me refusais de comprendre.

Au final, ce ne sont qu’une centaine de pages environs mais ce livre est une vrai claque, ça vous remet les pieds sur terre et je le conseille à tout le monde. Alors pour moi, c’est 4 étoiles, je lui enlève une étoile juste pour cette histoire d’auteur un peu trop intempestif.

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