Call the Midwife – Série + Livre

Il est rare que je lise un livre APRES avoir vu un film. C’est pourtant ce qui s’est passé avec Call the Midwife dont j’avais déjà entendu parler sur le blog de Catherine.

Je m’etais dit que ce livre avait l’air bien…et je l’avais oublié. Jusqu’à ce que je me tape toute la série Call the Midwife sur Netflix qui est passé précédemment sur arte. Et finalement, j’ai finis par lire le livre aussi.

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La série:

J’ai donc tout d’abord regardé la série. Comme d’habitude je cherche des séries anglosaxonnes pour améliorer ma compréhension de l’anglais british. Autant j’arrive à comprendre mes séries américaines, autant je ne comprend rien du tout à l’accent britanique. J’ai commencé à regarder la série pendant l’Automne, et… tout d’abord j’ai été émue mais ce n’était pas un vrai coup de coeur. La première saison porte énormément sur les anecdotes de Jen en tant que sage femme et nous montre les conditions de vie dans les quartiers pauvres de Londres.

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 C’est difficile à imaginer aujourd’hui: c’était un temps sans la pilule, où les familles nombreuses étaient choses courantes, des appartements sans eau courante, parfois sans électricité, où les femmes avaient peur des hôpitaux et préféraient accoucher chez elle. C’était un temps où les nonnes faisaient les sages femmes, où les femmes dépendaient économiquement de leur mari et devaient s’arreter de travailler lorsqu’elles étaient enceinte (quand elles n’étaient pas tout simplement mise à la porte). Mais on y fait surtout la connaissance de plusieurs personnages incroyables qui nous suivent pendant deux saisons: de Jenny l’indépendante, à Chummy la timide,en passant par Trixie l’impertinante, Jimmy le charmeur jusqu’à la Soeur Monica Joan l’original. Néanmoins, c’est dans la seconde saison où je me suis vraiment attachée à la série. Les personnages prennent de la dimension et leurs liens deviennent toujours plus forts. La troisième saison n’existe pas sur le Netflix français pour le moment mais j’espère qu’il arrivera très vite car c’est un petit monde attachant et un incroyable voyage dans l’East End Londonien.

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Le livre:

Le livre est un coup de Coeur et je pense m’acheter la suite au plus vite. Comme je l’ai dit précédemment, je n’aime pas lire des livres après avoir vu le film, mais pour le coup, je n’ai eu aucun problème car chaque chapitre est une anecdote qui se suffit à elle même et les anecdotes sont en grande partie différente de celles de la série. Meme quand le contexte a été repris dans la série, l’histoire n’est pas exactement la meme, ainsi, on ne sent pas de répétition. J’ai préféré la Jenny du livre qu’on connait plus en profondeur. Ce qui m’a génée avec la série, c’est qu’on la sent souvent un peu distante et même parfois un peu froide. Dans le livre, ce n’est absolument pas le cas, on trouve une Jenny chaleureuse, jeune et énergique et drôle. C’est plus que compréhensible étant donné que c’est une biographie. Très souvent en tournant les pages, je me suis demandée comment elle trouvait le courage de faire tout cela mais aussi l’énergie car en travaillant autant qu’elle avec un seul jour de repos, j’aurais juste passé mon dimanche à dormir. Au contraire, Jenny nous racontes aussi ses sorties, ses amis, ses ressentis et on voit son changement psychologique face au monde qui l’entoure. Les histoires sont piquantes et amusantes et ne nous épargnent aucun détails. Je l’ai lu en anglais et j’étais assez contente car mon manque de vocabulaire m’a permis d’éviter deux ou trois passages un peu trop cru pour moi: au sujet des grossesses, moins j’en sais et mieux je me porte !

C’est forcément un livre qui vous fait réfléchir au monde d’aujourd’hui, à tous les progrès que nous avons fait mais aussi au contraire: dans le livre, Jennifer Worth explique comme toutes les portes du quartier restaient ouvertes, le respect des habitants pour les médecins et les sages-femmes et j’en passe.

 Pour moi c’est 4 BirdyBooks ! C’est un livre que je vous conseille fortement !

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La nostalgie heureuse – Amélie Nothomb

« Tout ce que l’on aime devient une fiction. La première des miennes fut le Japon. A l’âge de cinq ans, quand on m’en arracha, je commençai à me le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que pouvais-je dire du pays que j’avais cru connaître et qui, au fil des années, s’éloignait de mon corps et de ma tête ? « .

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Un avion sans elle – Michel Bussi

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23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ? Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné. Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

Je suis totalement à la bourre pour vous écrire mes critiques. J’ai acheté ce livre il y a des lustres, et il trainait sur mon étagère sans que j’ai l’intention de le toucher. Et puis le moment fatidique est arrivée: je n’avais plus rien à lire (oui oui, ça m’arrivait en italie, impossible d’avoir des stocks). Alors, un peu à contre coeur, j’ai fini par le lire. C’est pas que j’ai quelque chose contre Michel Bussi, mais j’avais tellement entendu parlé de ce livre, que ça ne m’intéressait pas trop de le lire moi aussi: la malediction des livres dont on a trop parlé.

Puis j’ai lu une page… puis 10… puis 100. Trois jours après j’étais presque arrivée à la fin.

L’écriture est vraiment fluide et bien qu’il ait un grand nombre de personnage, on ne s’y perd pas. Dès les première pages, on est happé par ce roman: qui est Lily? Lily-rose ou Emilie ? Et Grand Duc ? Que vient il faire là dedans exactement ? Puis les réponses arrivent peu à peu.

Néanmoins, j’ai un petit reproche: les préjugés. D’habitude c’est Aza le maître des préjugés dans les livres, et bien pour une fois, c’est moi:

La famille riche est bien sûr une famille de méchants capitalistes prêts à tout pour gagner, sans foi ni loi ! Et la famille pauvre, of course, est la famille gentille, pleine de bons sentiments qui, ma foi, n’a pas grand chose à lui offrir à cette petite, sauf beaucoup d’amour !

ça m’a vite soulé, je trouvais ça assez réducteur et un peu trop Blanc et Noir comme vision. La fin améliore légèrement cette vision de la société mais…juste à peine.

Bref, on arrive aux dernières pages de ce livre, plein d’enthousiasme, avide de connaître la vérité jusqu’à ce que …on sache cette fameuse vérité et là … on se dit ‘bah oui !c’est évident ! » Bah oui c’est évident ! On y pensait depuis le début, nous, alors comment se fait-ce que personne n’y ait pensé dans le livre ? En fait, la fin est tellement évidente que je suis restée un peu perplexe. Pour vous dire, je me suis bloquée genre 50 pages avant la fin et j’ai refusé de lire la suite. Je n’ai finis ce livre qu’une semaine après.

On se rend compte qu’en effet, les preuves étaient un peu moindre, l’histoire un peu tirée par les cheveux. Mais vous savez ce qui est bon ? c’est que nous aussi, on s’est fait berné. Bien sûr qu’on avait senti qu’il y avait un problème, mais avait-on envie d’y croire ?! Non.

On pourrait croire que je suis déçu, mais pas du tout, ça faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas tenu en haleine comme ça !Alors oui, je le conseille, laissez vous prendre au jeu vous aussi, analysez les preuves, réfléchissez, mais surtout, dites moi ce que vous en pensez.

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