Gotham: la version Gothique de Batman

Je crois que je vous l’ai déjà dit, mais quand j’étais petite, j’étais fan de Batman. Bruce me faisait frémir ! Bien plus que Superman – ce looser qui a besoin de supers pouvoirs !

Alors quand j’ai vu la nouvelle série Netflix, je me suis jetée dessus et je me suis avalée la première saison en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Tout le monde connaît le Commissaire Gordon, valeureux adversaire des plus dangereux criminels, un homme dont la réputation rime avec « loi » et « ordre ». Mais que sait-on de son histoire ? De son ascension dans une institution corrompue, qui gangrène une ville comme Gotham, terrain fertile des méchants les plus emblématiques ? Comment sont nées ces figures du crime, ces personnages hors du commun que sont Catwoman, le Pingouin, l’Homme-mystère, Double-Face et le Joker ?

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Donc, comme vous le savez peut être, la série Gotham se passe dans le passé comparé à la série animée Batman. Ce sont donc les origines des personnages qui sont mis en avant. Pour les fans, il n’en fallait pas plus !

J’ai des doutes sur certain personnage, comme pour Cat, la future Catwoman qui a le dont de m’énerver, mais pour les autres, la série vous prend par les sentiments. C’est un vrai feu d’artifice, pas de pause dans cette première saison, pas d’épisode inutile, chaque minute fait avancer le schmilblik. vlcsnap-2014-09-23-11h39m57s228

L’esthétisme est tirée à son paroxisme, on nous met dans une ambiance très goth, la gestion des lumières est impeccable. Les acteurs sont incroyables, dans le genre Retour d’ancien acteur, on est tous très heureux de souhaiter un joyeux retour à Ben McKenzy – ancien acteur de The OC – qui joue le rôle de James Gordon

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Mais… oui, il y a un Mais… J’ai trouvé que le scénario partait un peu en cacahouette – excusez moi le terme. Au départ, tout est OK… et puis un peu on se dit « oui… c’est cela, oui ». Les personnages commencent à partir dans des directions un peu extrème et on se demande comment ça va être géré par la suite. Finalement, je me demande si à faire un début si bien, le réalisateur n’a pas misé sur la surenchère… et ça va un peu trop loin pour moi. Ce qu’on accepte dans une série animée, ne passe pas toujours si bien en film. Au fil des épisodes, mon excitation s’est évaporé et j’ai fini la série juste pour conclure quelque chose.

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Je ne suis pas curieuse de savoir comment ça va se passer par la suite et c’est surement le meilleur indice pour savoir si la série m’a plu… Ca avait si bien commencé mais le scénario va trop loin pour moi, est trop saugrenue et on a un peu l’impression que les réalisateurs ont joué leurs meilleures cartes dès le début… Je ne suis donc pas sure de voir la suite.

Et vous ? Qu’en avez vous pensé ?

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Dans cet épisode, les choses étaient vraiment allées trop loin pour mes goûts !

 

Tale of Tales – Matteo Garrone

Dès que j’ai vu l’affiche de Tale of Tales, j’ai su que j’allais aller avoir ce film. Si vous suivez mes aventures cinématographiques, vous saurez qu’à chaque fois que je vais au cinéma avec quelqu’un, je finis par ne pas voir le film que je voulais voir, alors cette fois, j’y suis allée seule, comme une grande. Pour certain c’est un peu « cas soc’  » d’aller au cinéma seul, moi je trouve ça reposant, et puis de toute façon, le cinéma, c’est n’est pas vraiment un endroit où l’on peut discuter… Cela dit, parlons du film:

Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d’enfant… Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.

Tale of Tales est inspiré du livre « le conte des contes » de Giambattista Basile, un écrivain du 17ème siècle. J’aime beaucoup les contes et les légendes italiennes. J’avais lu Le Décameron de Boccace et j’avais beaucoup apprécié. Ce que j’aime, c’est ce coté strident que l’on retrouve souvent dans la littérature italienne. Tout pourrait bien se passer sauf que… Les intêrets de chacun ne vont jamais dans la même direction.

Avec ce film, on retrouve cette impression de beauté et de malaise propre à cette littérature. Comme pour son film Gommora, Matteon Garrone décide de nous décrire une atmosphère grâce à trois histoires, trois royaumes, trois familles. Chacune des histoires a sa morale bien précise mais le film se laisse mener par un fil rouge: les apparences sont trompeuses. Le tout est mis en scène de manière assez classique mais efficace, on entre dans le film, enveloppé par une sorte de poésie qui n’est pas assez présente pour nous perturber, c’est juste ce qu’il faut pour nous faire voyager. Il suffit de voir les photos ci-dessous pour vous rendre compte vous même de l’importance donnée aux couleurs, à l’atmosphère de chaque royaume.

A part Salma Hayek et Vincent Cassel, je ne connaissais personne. Encore Vincent Cassel me direz-vous ? Et oui ! Et pour le coup, il reprend son rôle de connard habituel mais son jeu est parfait. Mais en réalité, j’ai surtout était impressionnée par la jeune Jessie Cave que j’ai trouvé remarquable tout au long du film avec ses grands yeux, elle nous tient pendant tout le film. Elle sait se montrer douce et inoffensive puis rebelle et sauvage.

Je sais que ce film a partagé son public, j’ai même vu des gens partir avant la fin au cinéma. Pourtant, pour moi, c’est un sans faute, c’est le genre de film dont j’achèterais le DVD et que je regarderais bien une seconde fois, si ce n’est pas une troisième. J’aimerais lire les contes de Giambattista Basile mais j’ai cru comprendre qu’ils étaient écrit en Napolitain ce qui les met hors de ma portée et je n’ai pas trouvé de traduction française en magasin.Je sais que j’ai un petit public italien, si vous connaissez ses contes, savez vous s’il existe une version en italien littéraire ?

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Yves Saint Laurent – Jalil Jaspert

Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

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