Oh My god ! de Tanya Wexler – La naissance d’un SexToy… ;)

Envie légèreté ? Ce film est fait pour vous !

Dans l’Angleterre Victorienne, Mortimer Granville, jeune et séduisant médecin entre au service du Dr. Dalrymple, spécialiste de l’hystérie féminine. Le traitement préconisé est simple mais d’une redoutable efficacité : donner du plaisir pour soulager les troubles ! Le docteur Mortimer y met toute sa ferveur mais bientôt une vilaine crampe à la main l’empêche de pratiquer… Avec la complicité de son meilleur ami, un passionné de nouvelles technologies, il met au point un objet révolutionnaire : le premier vibromasseur…

Il est très facile de parler de masturbation quand il s’agit des hommes… on en parle beaucoup moins au féminin. Tanya Waxler affronte donc un tabou qui survit encore à notre génération avec ce film. Il y avait pourtant pas mal de risque avec ce film, comment aborder le sujet ? Avec un coté proprement féministe ? d’un point de vue scientifique ?

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Non, Tanya a décidé de le prendre avec humour et candeur et ça marche plutôt pour ce qui est de moi.

Mortimer Granville – qui n’est autre que le charmant Hugh Dancy – entre dans un cabinet de médecine un peu spécial… Le Docteur Dalrymple pense pouvoir guérir des femmes de l’hystérie avec… un orgasme, qu’il provoque avec un certain doigté… Quand Mortimer devient son assistant, son poignet ne résiste pas à tel un tel traitement et arrive ce qui doit arriver: une crampe. Ainsi, selon le film, le vibromasseur est créé non pas pour résoudre un problème féminin mais bien…masculin. Mais ce serait pinailler que de s’arrêter sur ce point. Néanmoins, j’avoue m’être demandé pendant tout le film si de tels cabinets pouvaient avoir existé ?

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Je pense que ce film n’a rien d’un Totem féminin mais vous permettra de passer un bon dimanche après midi devant votre téléviseur. Le duo Dancy/Gyllenhaal fonctionne parfaitement et l’humour british viendra à bout de vos quelques doutes. Les personnages se retrouvent dans les pires positions et le sexe féminin est mis en avant sans aucune gène, et ça fait du bien !

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Hélas, la réalisatrice ne va pas au bout de son travail pour faire de ce film l’un de ceux mémorable qu’on regarde pour combattre une cause: Le personnage de Charlotte, emblème du féminisme, n’est pas assez poussé et son parti politique ne sert qu’au rire et non pas l’inverse. Le contexte historique est mis de coté pour laisser passer une histoire d’amour un peu mielleuse.

Alors Oui ou Non ? Je pense que c’est un Oui si vous cherchez du divertissement mais un grand Non si vous cherchez un film féministe.

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The Big Short + La critique des critiques

Je reviens du cinéma où je suis allée voir The Big Short:

Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise

Comme beaucoup, je suis allée voir le film en grande partie pour le casting: Christian Bale, Brad Pitt, Ryan Gosling et j’en passe _ on note aussi l’apparition de Margot Robbie et Selena Gomez dans leur propre rôle.

Alors oui, The Big Short c’est un Big Casting mais aussi un Big scénario basé sur une histoire vraie que nous avons vécue: La crise des Subprimes. Le film met en scène quelques grands financiers qui ont été capable de prédire le crash mais aussi s’en jouer.

Dans ce film, il y n’en a pas que pour les étudiants de médecine et les diagnostiques farfelus des médecins légistes, pour une fois, les étudiants d’économie peuvent aussi faire les fiers. Mais plus sérieusement: le film aborde des thèmes très techniques de la finance et sans dire qu’il faut un MBA pour le regarder, je pense vraiment qu’il faut deux trois bases pour comprendre tout ce qui ce dit. Pour palier à ce problème, tout au cours de l’histoire, des célébrités nous proposent des explications courtes mais assez précises des mots employés dans le film et j’ai trouvé la scénarisation de tout cela très bien faite. En soit, j’ai adoré. J’ai trouvé que, malgré un thème difficile, Adam Mckay s’en est très bien sorti et a réussi à créer un film avec un vrai scénario, des passages drôles mais aussi une vraie critique de la société dans laquelle on vit et qui démontre comment rien n’a changé et tout a recommencé.

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Les héros de notre film – ou anti-héros- sont tous plus tarés les un que les autres et donne finalement cette touche de « fraicheur »au film. On peut très facilement faire le parallèle avec The Wolf of Wall Street pour ce qui est du sujet mais il est difficile de trouver ne serait-ce qu’un point commun entre les personnages des deux films. The Big Short met en scène des « humains », avec une vie, des tracas, une femme, des enfants et une morale. Le scénario veut aussi nous montrer l’évolution psychologiques de ces hommes et comment ils passent du cliché du trader cupide, à l’humain qui réalise la gravité des faits sur lesquels il a mis le doigt. Les personnages agiront pour des raisons très différentes les uns des autres. Certains par appât du gain, mais certain, le feront aussi par « Vengeance » sur cette société auquel ils ne croient plus. Ils savent tous que cette vague financière va entrainer sur son chemin des millions d’innocents mais savent aussi que c’est le moment de faire mal aux banques, de leur démontrer leur immaturité.

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Mais à ce point de ma critique du film je voudrais critiquer les autres critiques à propos de ce film. J’ai lu des critiques que je trouvais totalement « à coté de la plaque ». Que quelqu’un aime ou n’aime pas le film, ce n’est pas mon affaire et ça n’influence pas mon propre avis mais en tant qu’étudiante d’économie, j’en ai un peu marre  de voir l’amalgame « banquier=pourri ». Et non les enfants, les cygnes ne sont pas tous blancs, tous les allemands ne sont pas blonds et tous les banquiers ne sont pas des pourris. Et c’es précisément ce que tente de démontrer le film: qu’au milieu de tous ces traders assoiffés d’argent, parfois, il y a aussi des personnes qui remettent le monde en question, qui remette leur propre logique en question.  Et si la conclusion que vous tirez du film c’est « c’est tous des pourris », je vous conseille de retourner le voir avec moins d’apriori.

Nowhere Boy – Sam Taylor-Johnson

Il y a des films, que je peux voir et revoir et que j’adore toujours autant. C’est le cas de Nowhere Boy de Sam Taylor-Johnson.

John Lennon a grandi dans une famille pleine de secrets. Elevé par sa tante Mimi, il retrouve à l’adolescence sa mère, Julia. Arrivé en âge de comprendre le mystère qui a déchiré ces deux sœurs. Mais sa mère a légué à John un don précieux : la musique. Un jeune homme tourmenté trouve enfin sa voie.

En été, la plupart des gens prennent le temps de faire ce qu’ils ne font pas le reste de l’année: lire. Moi au contraire, je lis toute l’année, alors vacances, je lis très peu. Au contraire, je suis très film. De plus, je vous l’ai déjà dis, mais dans ma famille, on adore les Beatles. Mon père m’a passé sa passion quand j’étais toute petite et on est resté très accroché à ce groupe. Vu qu’en ce moment, à Lyon, le temps est maussade, on en a profité pour regarder Nowhere Boy de Sam Taylor Johnson.

Le film reprend la jeunesse de John Lennon: cette période de sa vie où il était John avant d’être Lennon. Je pense que vu la vie qu’il a vécu, il n’y a pas eu besoin de beaucoup romancé le scénario pour faire qu’on y accroche. Ce garçon a toute sa vie était rejeté puis disputé à tour de rôle. On voit naître son amitié avec Paul McCartney et le début du groupe légendaire.

Le tout est mis en scène par Sam Taylor-Johnson qui sait jouer du vent et de la mère de Liverpool. La mise en scène est assez classique, mais ça marche parfaitement. C’est tonique et so British.

Mais celui qui m’a profondément ému dans ce film, c’est l’acteur principal, avec son regard incroyable. Là, je crois qu’on peut tous soulever un point: John Lennon n’était pas si beau. On est bien d’accord. Néanmoins, j’adore son jeu, son regard, sa manière un peu gauche de jouer les adolescents… alors je suis allée chercher son nom sur internet et… LA: Aaron Taylor-Johnson. Ce qui me donne deux raisons de m’étonner:

  1. C’est le même Aaron Taylor-Johnson de Anna Karenine ! Celui-là même que je n’avais pas aimé ! il est vraiment mieux en brun, et il est vraiment mieux en anglais qu’en russe. Mais surtout, je l’avais trouvé mais tellement nul dans le film de Joe Wright que ça m’a étonné que ça puisse être le même.
  2. …le nom de famille ne vous aura pas échappé: le jeune Aaron de 25ans s’est marié deux ans après ce film avec la réalisatrice de 48ans. … Voilà, encore un qui nous échappe les filles !

Mais dans ce film, il y a aussi Krystin Scott Thomas que j’adore et qui sait vraiment tout jouer. Elle incarne parfaitement la vieille anglaise froide et distante.

On ajoute à ça une Bande son géniale, de beaux paysages et une belle amitié, et on a le film parfait des dimanches pluvieux.

Je n’en dis pas plus, regardez le, je vous assure un moment sympathique.

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