La promesse de l’aube – Eric Barbier

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Aujourd’hui, c’est le déluge universelle ici, à Londres. L’entrée de mon entreprise croule sous le poids des parapluies cassés qui ont tous démontré un incroyable courage dans le vent, le froid et la pluie. C’est un triste spectacle de fer tordu, de cheveux en bataille et de manteaux séchant sur le derrière des chaises.

Avant Noël, je suis rentrée en France pour une semaine et quelle joie de voir un film à l’affiche avec Pierre Niney.

Ceux qui me suivent sur Instagram le savent, ma passion pour Pierre Niney n’a pas de limite et je suis encore sous le choc après l’annonce de la naissance de son enfant. Moi qui nous croyait fait l’un pour l’autre…

Ô rage ! ô désespoir ! ô viellesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? 

 

(Bim, 10 points à celui qui trouve d’où vient cette tirade, on fait les comptes l’année prochaine 😉 )

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Dunkerque – Christopher Nolan

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Je continue mon passage par ici juste avant Noël avec un film que j’ai beaucoup apprécié : Dunkerque de Christopher Nolan.

Alors certes, ce n’est pas festif, mais c’est de qualité.

Tout d’abord je tiens à dire que je n’avais jamais vu de film de Nolan, je partais donc sans aucun préavis sur le sujet. J’avais même à peine regardé les trailers de ce film, je savais juste que ça parlait de la seconde guerre mondiale et pour moi c’était bien suffisant pour m’y intéresser.

C’est ainsi que je me suis pointé au cinéma, le sac rempli de pop-corns achetés au supermarché du coin, parce que, oui, 6,8€ pour le petit cône de pop-corn, c’est du vol.

Le résumé d’Allociné… :

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Ce qui est bien avec Allociné, c’est qu’on risque pas de spoiler.

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Alors comme au bon vieux temps, je m’y colle. Le film suit plus ou moins trois groupes de personnes : De jeunes soldats sur la plage de Dunkerque qui cherchent à tout prix à rentrer au Royaume-Unis, un père et ses fils se dirigeant en bateau vers Dunkerque et deux aviateurs anglais.

Grâce à un jeu plutôt élégant de looping dans le temps, on suit le destin de ces différents personnages et on attend en serrant les dents que leur destins se croisent.

Ce que j’ai tout d’abord aimé dans ce film,  c’est l’absence de sang et de scènes violentes gratuites. Avec un tel sujet, le réalisateur aurait pu s’en donner à cœur joie, et pourtant, l’histoire se veut sobre, on se concentre sur la psychologie des personnages plutôt que sur l’horreur visuelle de la guerre. Et ça marche.

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Pendant de longues minutes, le spectateur se sent bloqué lui aussi. Les incroyables plages de sables blancs du nord de la France deviennent une prison vouée à se transformer en cimetière, le petit bateau au milieu de la manche ou l’avion coincé dans les airs nous serrent le cœur. Car bien que chaque personnage soit en groupe, c’est de la solitude qu’on sent, de l’abandon. Ce sentiment est souligné par le fait que les dialogues sont rares. Les plus critiques pourront dire que cela rend le film long, ennuyant – voir carrément chiant – disons-le – personnellement, j’ai trouvé que l’absence de paroles permettait au spectateur de n’entrer qu’encore plus dans la tête des personnages. Car c’est un fait, les pires passages de notre vie sont souvent les plus vide de mots.

Devant l’atrocité de la situation, il nous est impossible de nous énerver ou d’avoir un quelconque ressentiment face aux différents personnages. On aimerait tous qu’ils s’en sortent.

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Bref, Nolan a réussi à créer une immersion totale dans cet enfer qu’a été Dunkerque, c’est une vision tranchante et bouillante de l’âme humaine, prête à tout pour survivre et en même temps, qui s’est se montré si profondément généreuse quand la noirceur de l’histoire la touche avec tant de force.

Pour moi, ce n’est pas cinq petites tasses car il me manque un petit quelque chose pour arriver au coup de cœur, néanmoins, c’est sans hésiter 4 petites tasses bleues.

4 tasses bleues

 

Fan des films de guerre ?

En voilà Deux !

 

 

Oh My god ! de Tanya Wexler – La naissance d’un SexToy… ;)

Envie légèreté ? Ce film est fait pour vous !

Dans l’Angleterre Victorienne, Mortimer Granville, jeune et séduisant médecin entre au service du Dr. Dalrymple, spécialiste de l’hystérie féminine. Le traitement préconisé est simple mais d’une redoutable efficacité : donner du plaisir pour soulager les troubles ! Le docteur Mortimer y met toute sa ferveur mais bientôt une vilaine crampe à la main l’empêche de pratiquer… Avec la complicité de son meilleur ami, un passionné de nouvelles technologies, il met au point un objet révolutionnaire : le premier vibromasseur…

Il est très facile de parler de masturbation quand il s’agit des hommes… on en parle beaucoup moins au féminin. Tanya Waxler affronte donc un tabou qui survit encore à notre génération avec ce film. Il y avait pourtant pas mal de risque avec ce film, comment aborder le sujet ? Avec un coté proprement féministe ? d’un point de vue scientifique ?

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Non, Tanya a décidé de le prendre avec humour et candeur et ça marche plutôt pour ce qui est de moi.

Mortimer Granville – qui n’est autre que le charmant Hugh Dancy – entre dans un cabinet de médecine un peu spécial… Le Docteur Dalrymple pense pouvoir guérir des femmes de l’hystérie avec… un orgasme, qu’il provoque avec un certain doigté… Quand Mortimer devient son assistant, son poignet ne résiste pas à tel un tel traitement et arrive ce qui doit arriver: une crampe. Ainsi, selon le film, le vibromasseur est créé non pas pour résoudre un problème féminin mais bien…masculin. Mais ce serait pinailler que de s’arrêter sur ce point. Néanmoins, j’avoue m’être demandé pendant tout le film si de tels cabinets pouvaient avoir existé ?

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Je pense que ce film n’a rien d’un Totem féminin mais vous permettra de passer un bon dimanche après midi devant votre téléviseur. Le duo Dancy/Gyllenhaal fonctionne parfaitement et l’humour british viendra à bout de vos quelques doutes. Les personnages se retrouvent dans les pires positions et le sexe féminin est mis en avant sans aucune gène, et ça fait du bien !

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Hélas, la réalisatrice ne va pas au bout de son travail pour faire de ce film l’un de ceux mémorable qu’on regarde pour combattre une cause: Le personnage de Charlotte, emblème du féminisme, n’est pas assez poussé et son parti politique ne sert qu’au rire et non pas l’inverse. Le contexte historique est mis de coté pour laisser passer une histoire d’amour un peu mielleuse.

Alors Oui ou Non ? Je pense que c’est un Oui si vous cherchez du divertissement mais un grand Non si vous cherchez un film féministe.