Dans le train…

« Mou l’amour,


Mon voyage à Cambridge commence bien. Quand on voyage en train, on rencontre toujours des gens « spéciaux ». 

En rentrant dans le train, j’ai choisis mon wagon avec précision. Ça devait être un wagon  de seconde classe, sans enfants, sans personnes qui ne parlent fort et avec des places dans le sens de marche. J’ai finalement trouvé l’endroit rêvé à une table à quatre. Alors que j’étais sur le point de m’endormir avant même le départ du train, un couple d’américains est arrivé au niveau de mon siège tout essoufflés . La femme m’a analysé du regard et j’ai brillamment passé son examen visuel puisqu’elle m’a demandé si ils pouvaient s’assoir avec moi. L’homme semblait scandalisé et demandait à sa femme de lui donner des serviettes nettoyantes au plus vite. La femme m’a alors expliqué qu’ils s’étaient assis précédemment près d’une « femme de couleur », très impolie, très bourrée et qui puait l’alcool. 

Je ne doute absolument pas de cette version des faits, même à 9.00 du matin. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que ces deux-là devaient avoir des standards plus poussés que la moyenne nationale en ce qui concerne la politesse, l’alcoolisme et la puanteur car dès que l’homme a finalement eu en main ses précieuses serviettes, il s’est mis à nettoyer avec la plus grande ferveur la tablette qui nous séparait en prenant soin de me faire soulever tout ce que j’y avais posé. Après quoi, fier d’avoir exécuté un si dur labeur avec tant de flegme, il a soufflé de contentement. 

Puis il a sorti de son sac un petit carnet, soigneusement enveloppé dans un sachet fraîcheur, puis un stylo plume, lui-même enveloppé dans un petit mouchoir et s’est mis à rédiger sa mésaventure matinale en ponctuant sa rédaction de questions à sa femme à propos de l’heure exacte à laquelle ils étaient arrivés à la gare (8:37, ni plus ni moins), puis entrer dans le train (8:48), et finalement rencontré cet odieux individu (8:52). 


Je continue donc mon voyage dans le calme et un charmant parfum de serviettes au citron.


Bisous mou !
Sent from my iPhone »

Londres #5 – Réflexion nocturne

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J’ai tout à fait conscience que ce titre ressemble à une certaine chanson d’une certaine Diam’s.

Après avoir écrit l’article précédent, il me semble important de vous expliquer mes sentiments sur tout ce qui s’est passé puisque j’ai tendance à m’arrêter sur les faits plutôt que sur mes pensées.

Même après avoir reçu le coup de fil officiel qui disait que j’avais été prise, je n’arrive pas à me persuader que c’est parce que j’ai été bonne pendant les entretiens. Je continue à chercher le hic dans l’histoire. Lire la suite

Londres #4 – re-loopings émotionnels

img_1848Bref, j’ai finis dans un appart dégueulasse sans trop savoir comment.

Mais faisons un petit pas dans le passé, puisqu’avant cela, j’ai surtout le deuxième entretien.

Le vendredi matin, tout menaçait de bien se passer. Je me lève, je me connecte à internet et à 9 heures précise, l’email avec les exercices arrive… il s’agit de trois petits exercices à remplir dans les pièces jointes puis à renvoyer dans une heure. Facile Lucile.

Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il n’y a pas les pièces jointes.

Je tente d’appeler l’entreprise, ça ne répond pas, je tente d’appeler James, en vacances. Finalement, à 10.00, je reçois un e-mail d’excuse pour ce fâcheux oubli, est ce que je peux faire les exercices maintenant ? Je Check ma montre, je commence à 12.00, j’ai encore une heure devant moi, oui, je peux faire le reste des exercices maintenant.  … plus de réponse.. 10min, 15 min… 20min… finalement je reçois le mail avec les pièces jointes à 10.30. J’ai une demie heure/trois quart d’heure pour faire ce qui est d’habitude prévue en une heure. Les doigts dans le nez Daphné.

Je fais ça en furie, je t’envoie tout ça dans un e-mail avec une faute par ligne et je pars travailler, sûre et certaine que ça a été un désastre.

Heureusement le travail me fait passer le temps et le staff du restaurant est super gentil avec moi. Oui, car je ne vous ai jamais parlé de mon boulot au resto. Et bien c’est parce que c’est le seul endroit dans cette ville où tout se passe bien. Ils sont gentils, ils m’aident, ils sont même prêt à me faire faire une formation spéciale Saké (c’est un restaurant japonais !)

Le week end passe et…aucune nouvelle de l’agence immobilière et la saleté de l’appartement où ils m’ont mise me rend malade. Je leur pose des questions… rien. Je leur demande de m’écrire un email où ils précisent que l’appart où ils me logent est à leur frais … mais cet e-mail ne vient jamais. Je suis de nature positive, mais il faut pas pousser le bouchon… (Maurice !)

Le mardi, James m’appelle, les tests se sont bien passé, tout va bien néanmoins ils voudraient me présenter à une nouvelle manager qui n’est pas encore arrivée dans l’entreprise. Génial James, Pas de problème James. Jien sûr que j’aimerais la rencontrer James, trois entretiens pour un poste d’assistante c’est pas banale mais d’accord . Je lui donne mes horaires de boulot.

Le lendemain, en proie au stress pour l’appartement, je vais bosser sans nouvelle de James, chaussures de sport, cheveux gras coincés dans une queu de cheval – de toute façon au boulot, j’ai un bandana !

James m’appelle, La manager serait prête à me rencontrer ce soir dans un café près de mon boulot. Qu’elle est mignonne.

J’explique à James que je ne suis pas vraiment habillée pour rencontrer ma potentielle future manager – pas de problème mon cœur, elle ne veut que discuter avec toi, elle se fichera totalement de tes chaussures !

… j’ai accepté et j’ai réussi à finir une demie heure plus tôt pour courir à Mango m’acheter un haut blanc, changer mes chaussures et me tresser les cheveux. J’ai rencontré La charmante petite manager à peine plus vieille que moi et nous avons parlé de tout sauf de travail.

Le lendemain, je recevais un appel de l’agence immobilière ils ne savent toujours rien, pas vraiment, c’est pas sûr mais ce qui est sûr c’est que cette semaine dans l’appartement dégueulasse est gratuite mais la suivante sera payante. Je finis par pousser une méga gueulante et finalement on me dit ce qu’il en est: le problème d’électricité est beaucoup plus important que prévu, cela peut mettre des semaines à être réparé néanmoins, ils n’ont aucunement l’intention de me loger gratuitement une semaine de plus et n’en sont pas obligés puisqu’EUX n’ont pas signé le contrat. Et là je réagis: j’ai signé le contrat, mais l’agence devait contresigner le contrat le jour de l’échange des clefs. Je me suis faite avoir. Ils n’ont aucune obligation envers moi.

Résultat ? Je me met à gueuler encore plus fort et j’arrive à me faire rembourser entièrement et à imposer ma présence dans l’appartement pourri jusqu’à la fin de la semaine. Je n’ai plus d’appart et j’ai seulement deux jours sans travail pour en trouver un.

1 heures plus tard, James m’appelle. J’ai le job, je commence dans une semaine.

Joie – stress – joie – stress , je ne sais pas, je suis heureuse tout en étant stressée !