Orange Amère, Orange Venise de Charlotte Erdbeer

book-884Le mois dernier je suis allée à Venise, alors quand les éditions Librinova m’ont contacté pour me proposer ce livre sur une bretonne qui va passer des vacances à Venise, j’ai sauté dessus ! ça me permettait de continuer à voyager, de rester dans cette ville somptueuse un peu plus longtemps.

Le fait est que… J’ai fais un titre neutre, mais j’aurais tout aussi bien pu appeler cet article « Préjugés et Clichés sur les italiens en 200 pages »…

Tout d’abord, je vous résume l’histoire et vous jugerez de vous même si ça ne sent pas le clichés à plein nez…

Lucie découvre que son mari l’a trompé, ni une ni deux, elle décide de profiter du voyage à Venise où ils étaient censé partir ensemble, seule. A peine arrivée, elle plonge un regard mélancolique sur le grand canal et un gondolier l’aperçoit. Pensant qu’elle souhaite se suicider, il décide de lui parler pour lui remonter le moral – nous passerons sur le fait que se noyer dans le grand canal en sautant du bord est tout à fait ridicule. Angelo, le gondolier, décide d’inviter Lucie qu’il connait à peine  à manger chez lui avec sa femme, qui fait des courses de frégates, et lui parle de son fils qui fabrique des gondoles – comme tous les vénitiens, of course… . Plus tard, elle connait Giovanna, qui dit des gros mots à tout bout de champs, parle avec les mains et nous assomme à coup de « bella » à chaque phrase. Cette dernière possède un restaurant et a un frère qui fait des masques vénitiens  – comme tous les vénitiens qui ne fabriquent pas de gondoles. Lucie, accompagnée de sa nouvelle amie passe de risottos en plat de pâtes sur des nappes à carreaux rouges et blanc et retrouve peu à peu la joie de vivre.

Bref… Pour ceux qui ne le savent pas j’habite actuellement en Italie et j’y ai habité pendant très longtemps, de plus je connais de vrais venitiens qui sont bien loin de la descriptions criardes de l’auteur, alors lire de telles niaiseries me fait mal au cœur…

Pourtant, ça n’avait pas trop mal commencé… le style est sympa et Lucie nous prend tout de suite par les sentiments. Et puis …Lucie arrive en Italie, et là… c’est le drame. L’auteur a voulu faire l’effort de faire parler ses personnages en Italien.. Est ce que je dois préciser qu’il y a des fautes d’italien dans tout le livre ? C’est bourré d’expressions françaises mal traduites. C’est insupportable. Je pense que le minimum, quand on écrit un livre dans une langue étrangère… C’est de le faire relire.

On continue le tout avec des clichés à chaque page et à moins de la moitié du livre, j’ai fini par lâcher l’affaire. On dirait une publicité Barilla sur deux cents pages.

Pour moi, cela aura eu raison de l’histoire, notre pauvre Lucie a beau retrouvé le sourire, moi je l’ai perdu peu à peu et j’ai finis par sauter des passages entiers. Comme si cela ne suffisait pas, il n’existe pas de vrai intrigue, Lucie se contente de s’empiffrer chaque jour avec Giovanna. Le peu de faits intéressants arrive tard – très tard. Vers la fin, on sent que l’auteur ne sait pas comment s’en sortir et nous sort un lapin de son chapeau pour occuper la galerie. L’épilogue finit d’achever ce qui reste de plaisant dans ce livre avec un final saugrenu.

 

Bref, je ne vous conseille pas ce livre, Venise a bien plus que sa place Saint-Marc et ses gondoliers pour vous combler.

 

 

 

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6 réflexions sur “Orange Amère, Orange Venise de Charlotte Erdbeer

  1. Outch, dommage !
    Quant à l’italien, même sans passer par l’étape relecture par autrui, il existe aussi de très bons dictionnaires des expressions. C’est toujours mieux que Google Trad…
    Je te souhaite une prochaine lecture bien meilleure.

    J'aime

    1. J’ai lu aussi ce livre parce que j’aime bien Venise et au contraire de vous j’ai bien apprécié, bon j’avoue je ne suis pas experte en italien, mais le fils ne fabrique pas gondoles mais des forcoles ce qui n’est pas du tout la même chose, et au contraire de ce que vous dites, moi qui suis allé tant de fois à Venise, l’auteur ne se contente pas de la place Saint Marc justement, et le fils ne fabrique des masques que par passe temps il me semble, il est photographe en réalité, bref il en faut pour tous les goûts…

      Aimé par 1 personne

      1. Perso, j’ai trouvé que la panoplie de personnages ressemblait à un jeu des sept familles. La propabilité de rencontrer des sculpteurs de forcole – en sachant que les derniers artisans à Venise se comptent sur les doigts d’une main – est très réduite. L’autre personnage expose dans une gallerie et peint des masques vénitiens au début de l »histoire. il finit photographe à la fin. Ca m’a un peu donné l’impression que l’auteur avait voulu mettre tout ce qu’elle a aimé de Venise dans une meme histoire…résultat… c’est too much.
        Néanmoins, comme tu dis, il en faut pour tous les gouts et j’ai vu d’autres critiques plutot positives sur d’autres sites.

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