Oliver Twist – Dickens

J’adore Dickens. Voilà, c’est dit. Dickens, c’est ma routine de l’hiver,c’est comme le chocolat chaud, la bûche et le sapin de Noël. Il n’y a pas de Noël sans Dickens.

Alors cette année, je me suis faite un classique: Oliver Twist.

L’histoire concerne un orphelin, Oliver Twist, soumis à des privations et des vexations dans l’hospice paroissial (workhouse) où il est né. Choisi par tirage au sort par ses camarades affamés, il ose demander une portion supplémentaire de gruau et il est alors placé chez un croque-mort

On retrouve notre bien aimée Angleterre de Dickens, les bas fond londoniens mais aussi les verdoyantes campagnes des alentours. Sur pas mal de points, le personnage d’Oliver Twist m’a fait penser à David Copperfield, surtout sur le caractère. Je pense qu’en effet, les histoires de Dickens ont tendance à se répéter mais je pense qu’il ne faut pas les lire pour leur conclusion (qui sont des Happy End), mais pour la critique sociale qui se cache dérière cet Happy End.

Dans Oliver Twist, on retrouve la critique sur le travail des enfants que j’avais déjà découverte dans David C. mais surtout, on fait nos premiers pas dans un Workhouse, ces odieuses maisons de mendicité que l’on pouvait trouver dans toutes l’Angleterre. Jusqu’en 1832, les pauvres bénéficient d’une aide sociale mais en cette année passe la loi sur les indigents car l’aide à domicile est considérée comme trop coûteuse et ouvre les Workhouses où sont enfermées les personnes qui n’ont pas les finances pour s’occuper d’elles meme. Les pauvres étaient considérés coupable de leur pauvreté et on les forçait donc à travailler. Elles ne seront fermées qu’en 1930.

Dickens en fait une description ironique et sinistre. Il critique les dirigeants de ce lieux et la logique même de cet hospice.

On suit Oliver dans son voyage jusqu’à Londres où il rencontre les gens de la pire espèce ce qui permet à Dickens de nous présenter les mauvais quartiers de Londres et sa faune.

Oliver Twist a finalement tous les ingrédients qui en font un bon Dickens: Le paysage Londonien, un hero tender et ingénue, une critique vive et un happy end. Que demande le people ?

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11 réflexions sur “Oliver Twist – Dickens

  1. J’adore également Dickens dont l’ironie mordante rend les critiques tellement plus agressives ! Plutôt que de « juste » s’apitoyer sur le sort de ces pauvres orphelins, il nous démontre ainsi l’absurdité de la situation et nous donne envie de réagir, encore 75ans plus tard, c’est assez magique^^
    Autant mon préféré restera toujours David Copperfield (peut-être pour la dimension autobiographique, ou pour l’ascension sociale d’un « petit rien » à écrivain), autant ce sera toujours Sikes qui me donnera les pires cauchemars, personnage à la fois horrifique et terriblement juste (quoique Uriah ne soit pas mal non plus, dans le genre !).

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  2. Dickens fait partie des incontournables de la littérature, et Oliver Twist est presque passé au rang de « mythe ». Le roman fait presque figure ici d’outil, où Dickens fait un bel étalage de son talent : aventure, rythme, rebondissements, descriptions et pathos, tout s’y retrouve.
    Le thème de la naïveté est omniprésent dans le livre. C’est d’ailleurs ce qui semble sauver le héros de ses infortunes, ce qui le rend innocent à nos yeux autant qu’à ceux du bon Samaritain qui le recueille.

    Pour la amateurs de roman à caractère réaliste, dans un style un peu plus descriptif, Victor Hugo (autre grand incontournable) travaille les mêmes thèmes dans les Misérables. On retrouve ces descriptions des milieux pauvres dans les Misérables, on retrouve cette innocente pureté chez Cosette.

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    1. Tu as totalement raison pour le caractère innocent de Oliver. C’est d’ailleurs une caractéristique assez courante chez Dickens.
      Par contre Hugo me fait un peu peur. Le seul livre que j’ai lu de cet auteur; j’ai eu un mal fou à le finir à cause des descriptions à ne plus en finir et j’ai bien peur que les misérables ait le même problème.

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      1. En effet, Hugo s’étend sur des descriptions qui durent des pages et des pages. Et en effet, les Misérables en regorgent. Parfois, cela donne du caractère, et situe agréablement les lieux ou les personnages. Il fait par exemple une merveilleuse description des barricades, ou de l’éléphant dans lequel vit Gavroche, ou encore des Thénardiers. Mais je dois bien dire que j’ai passé la description des égoûts de Paris, ou l’explication de l’argot des voleurs.
        Cela dit, pour explorer le thème de l’innocence, ou de l’ingénuité, la « Chartreuse de Parme » de Stendhal offre des descriptions concises et des développements actifs.

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