Le labyrinthe du silence – Giulio Ricciarelli

Vous le savez déjà, mais je suis curieuse de tout ce qui parle de la seconde guerre mondiale. Alors dès que j’ai vu ce film à l’affiche, j’ai DU y aller. J’étais curieuse de voir comment un pays avait puni ses propres « criminels». Quand passe-t-on du simple « crime de guerre » au crime pur et simple ? Comment vis-t-on quand le mensonge est partout autour de nous ?

Allemagne 1958 : un jeune procureur découvre des pièces essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé.

Ce film commence en 1958 quand l’Allemagne se remet doucement de la seconde guerre mondiale. Chacun fait de son mieux pour oublier la triste réalité d’il y a 13ans quitte à vivre dans le mensonge. Ce n’est pas le cas de Johann Radmann. Peu à peu, il découvre l’horreur du nazisme et décide qu’il faut juger les criminels qui ont fait ça. Il doit faire face au silence des auteurs et des victimes.

S’il y a quelque chose que j’ai aimé dans ce film : c’est l’absence totale de scène violente. Quand on va voir un film qui a un lien avec la seconde guerre mondiale, on s’attend déjà à voir des scènes dures. Ce n’est pas le cas. Car ce n’est pas vraiment le sujet du film. Avec ce film, le réalisateur ne souhaite pas revenir sur ce qui a été fait pendant la seconde guerre mondiale, mais comment cela est vécu par la génération suivante. Une période dont on nous parle finalement assez peu.

Le film nous fait passer deux messages :

  • On ne peut créer une démocratie dans le mensonge et le silence.
  • Etre au parti Nazi ne signifiait pas automatiquement être un criminel.

On ne tombe pas dans le sentimentalisme, c’est un film dur, éprouvant mais pudique et réussit.

J’ai adoré tous les acteurs,  je n’en connaissais pas un seul. J’ai adoré le jeu d’Alexander Fehling, son regard honnête et franc et sa capacité à faire passer des émotions sans en faire trop. La mise en scène reste classique mais efficace et les paysages de Francfort sont sublimes.

Ce n’est pas le genre de film à voir un dimanche soir pour se divertir, mais c’est un film à voir. L’avez vous vu ? Qu’en avez vous pensé ?

heartblog



Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

4 réflexions sur “Le labyrinthe du silence – Giulio Ricciarelli

Une petite pensée ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s