Birdman – Alejandro González Iñárritu

À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

Et oui, il fallait bien que nous aussi, on en parle de Birdman, le film nominé aux 11 oscars ! Quand j’ai vu la BA, j’ai pensé « c’est quoi cette daube ? ». Quand j’ai entendu qu’il avait eu autant d’Oscar, j’ai pensé « Ces Amerloques ! ». Et finalement, en parlant avec une collègue, elle m’a convaincue d’aller le voir, moi aussi. Donc, samedi soir, j’étais au cinéma devant Birdman à calculer si ça valait une place de ciné ou non et ses nominations.

Je ne pensais pas dire ça. Mais ça les vaut. Peut être pas tous, mais pas mal quand même. L’histoire en soit ne m’a pas touché plus que ça. C’est pas Titanic, c’est pas Intouchable, ça prend pas aux tripes, on en ressort pas en ayant bien pleuré, bien ri ou bien pensé. Non. C’est autre chose, et pour commencer, c’est une sacrée mise en scène.

Il y a des mises en scènes novatrices qui ne marchent pas. Comme Anna Karenine avec l’idée du théâtre. C’est sympatoche mais ça file mal à la tête. Et bien Birdman, avec l’idée d’entrer totalement dans la tête d’un acteur totalement schizo, ça marche. J’ai aimé les jeux sur la musique qui devient une vraie actrice du film. J’ai aimé les effets spéciaux, j’ai aimé la touche de folie du film. Ça m’a ramené en enfance quand je jouais à la superhéro et que J’ETAIS cette supergirl avec plein de pouvoirs. Sans moi le monde ne pouvait exister et tourner correctement ! J’étais celle qui préservait la terre de la destruction et j’avais de grands choix à faire tous les jours. Et bien l’histoire de Birdman c’est ça. Cet acteur n’est connu que pour son rôle de superhéro qui l’a rendu célèbre et depuis…rien. Sauf que voilà : à force, il est devenu ce fameux Birdman. Les gens ne le nomment que par son surnom, au point qu’il finit par y croire lui-même : IL EST BIRDMAN.

Le film touche à plusieurs points importants de la sphère Hollywoodienne : l’avarice, l’égocentrisme, l’argent et la famille qui tente de se créer une place dans tout ça… mais aussi, le passage du temps. Riggan Thomson voit en Mike Shiner celui qu’il aurait aimé être. Le jeune acteur dont le talent est reconnu de tous.

C’est aussi une réflexion sur le métier d’acteur. Etre ou ne pas être, mais qu’arrive t’il quand on « est » uniquement sur scène ? Quand le rideau se ferme et que plus personne ne nous regarde, est-on encore ? Les personnages du film ont une nouvelle philosophie : Je joue donc je suis. Ils cherchent la vérité au sein de la fiction.

Mais en plus, ce que j’ai aimé, c’est de voir pas mal d’acteur connu qu’on ne reconnait pas… J’étais tout le temps obligée de me tourner vers ma collègue et de lui dire « elle je la reconnais mais j’arrive pas à mettre un nom dessus ». Pour une fois, on ne voit pas des acteurs qui jouent leur propre rôle. Ils ne sont plus eux-mêmes, on les reconnaît à peine malgré leur visage internationalement célèbre. Je trouve qu’il y a des acteurs qui « se jouent eux-mêmes » au cinéma. Audrey Tautou joue à Audrey Tautou et pareil pour Marion Cottillard qui malgré la diversité de ses rôles nous offrent toujours les mêmes regards, les mêmes tirades, les mêmes façons d’être. Et bien dans ce film, j’ai vu des acteurs se renouveler et j’ai apprécié cela.

Pour moi, ça ne reste pas le film du siècle mais j’ai été agréablement surprise et j’ai pu en conclure une chose : La BA est pourrie.

Alors oui, c’est sympa, ça vaut le prix de ma place de ciné et pas mal d’Oscar aussi.

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15 réflexions sur “Birdman – Alejandro González Iñárritu

      1. alors il a fait une trilogie avec des histoires multiples dans laquelle il y a « Amores Perros », « 21 Grams » et « Babel », j’ai beaucoup aimé les trois. Il a aussi fait « Biutiful » avec Javier Bardem, mais celui-là je l’ai pas vu…

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    1. oula merci… la bourde! ça m’apprendra a écrire mes articles avant de m’endormir -_- » j’écris de la mer**.
      En fait j’étais tellement sûre de trouver ça nul que finalement j’ai trouvé ça pas mal du tout. Ensuite je comprend le coté « prétentieux » que tu as pu ressentir.

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