La grande Bellezza – Paolo Sorrentino

Jep Gambardella – un bel homme au charme irrésistible malgré les premiers signes de la vieillesse – jouit des mondanités de la ville. Il est de toutes les soirées et de toutes les fêtes, son esprit fait merveille et sa compagnie recherchée. Journaliste à succès, séducteur impénitent, il a écrit dans sa jeunesse un roman qui lui a valu un prix littéraire et une réputation d’écrivain frustré : il cache son désarroi derrière une attitude cynique et désabusée qui l’amène à poser sur le monde un regard d’une amère lucidité. Sur la terrasse de son appartement romain qui domine le Colisée, il donne des fêtes où se met à nu « l’appareil humain » – c’est le titre de son roman – et se joue la comédie du néant. Revenu de tout, Jep rêve parfois de se remettre à écrire, traversé par les souvenirs d’un amour de jeunesse auquel il se raccroche, mais y parviendra-t-il ?

Ce film a fait beaucoup de bruit en Italie, malheureusement, pas tout le temps pour de bonnes raisons. Après avoir été choisit aux oscars, il a tout de suite été diffusé à la télé ce qui a permis à tout le pays de voir le film « que les américains ont choisit ». Le lendemain, je pouvais observer sur mon mur Facebook une marée de critiques acerbes contre le réalisateur et une conclusion pour expliquer le succès du film outre-atlantique: « le jour où les américains auront du goût, il faudra nous prévenir ! ».

Du coup, j’étais bien obligée de le voir moi aussi. Et bien je comprend qu’il n’ai pas plus aux italiens, mais je comprend aussi qu’il est énormément plu aux américains. Déjà, c’est un peu cliché comme film…ou du moins, ce film met en scène l’image que des italiens – tristement célèbre selon moi -ont  renvoyé de l’Italie à l’étranger: Des hommes riches pour ne rien faire, allant de fête en fête, accompagné de femmes trop jeunes pour eux, se droguant dans les toilettes de palais Italiens, le tout, devant le Colisée, seul spectateur de leur décadence. Cerise sur le gâteau, le film oppose la vie de débauché de ces personnes au calme chrétien et à la morale catholique.

Pour ce qui est de moi, le film m’a plu. Visuellement, c’est de la bombe, et j’ai adoré les scènes les plus silencieuses ou avec des chants d’église. Çà donne une tournure un peu métaphysique au message du film. Jep n’est pas antipathique, il arrive même de le trouver carrément attachant. c’est un homme perdu dans sa vie. S’il y a une phrase du film que j’ai aimé, c’est celle ci:

la più consistente scoperta che ho fatto pochi giorni dopo aver compiuto 65 anni è che non posso più perdere tempo a fare cose che non mi va di fare

La découverte la plus consistante que j’ai faite peu après avoir eu 65 ans, c’est que je ne peux plus perdre de temps à faire ce que je ne souhaite pas faire.

Dois-je rappeler que l’histoire se passe à Rome est que c’est tout simplement magique ? Ce film est comme un billet pour un musée, si on aime pas le scénario, il est difficile de cracher sur la réalisation. Des acteurs géniaux, des paysages à couper le souffle et une grand intérêt porter aux musiques. Que demande le peuple ?

Alors oui, je vous le conseille, garder juste à l’idée que ceci n’est pas l’Italie =).

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