Les femmes du 6è étage – Le Guay

Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit… au sixième étage de son immeuble bourgeois. 
Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?

Un mot ? CHOUUUUUUUUUUUUUUU. J’ai trouvé ce film A-DO-RA-BLE. La trame de l’histoire est assez easy: Jean-Louis est un père sérieux, avec un travail sérieux, avec une femme élégante, deux enfants plus que sérieux, et vit dans un bel appartement parisien. Le jour où une nouvelle bonne espagnole arrive pour travailler dans son appartement, tout change. Un nouveau monde s’offre à lui, au bon goût de paella, au rythme du flamenco. Oui mais pas que, le rôle de Jean-Louis est vraiment attachant. On rencontre un homme qui a toujours vécu son train-train habituel, ponctué par des œufs à la coque – 3min et demi de cuisson pour être précise. Maria, elle, est fraichement débarquée dans un Paris des années 60, où la guerre d’Algérie et de Gaule sont encore sur toutes les bouches. Laissant derrière elle une Espagne sous le règne de Franco, elle trouve un emploie comme bonne chez les Joubert. Bref, ces deux personnages n’ont rien à voir… Néanmoins le plus heureux des deux n’est peut-être pas celui qu’on croit.

Fabrice Luchini, que j’ai d’habitude du mal à supporter, nous apparaît cette fois-ci comme canalisé par le réalisateur. Les acteurs collent tous parfaitement au personnage qu’ils incarnent, c’est selon moi un sans faute pour le casting. Les personnages évoluent au fil de l’histoire, et nous aussi.

Avec ce film, on ne reste pas dans le simple message « l’argent ne fait pas le bonheur », non, c’est un peu plus profond que ça. Qu’est ce que la liberté ? Peut-on refaire sa vie à 40 ans passé ? Connait-on bien les gens que l’on cotoie tous les jours ?

Chacune des espagnoles qui vit au sixième étage a son passé, parfois douloureux, mais éloignez les Kleenex, ça ne sert à rien, vous ne verserez pas une larme, à part de rire, peut-être. J’ai beaucoup aimé la façon dans le scénario éloigne tout sentiment de condescendance. On rit beaucoup, on s’attache, on sourit bêtement devant l’écran de télévision, c’est ce que j’appelle un bon film !

Alors voilà, vous l’aurez compris, je vous le conseille !

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4 réflexions sur “Les femmes du 6è étage – Le Guay

    1. Ah oui ça c’est pas faux. Je pense que quand c’est des histoires de ce genre, qui n’ont pas « de péripéties » pure et dure, c’est toujours difficile de faire un fin à la hauteur des espérances des spectateurs !

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