Les fiancés – Alessandro Manzoni

Quand vous allez en Italie, surtout dans le Nord, il est pratiquement impossible de ne pas apercevoir une rue, une statue, une place ou n’importe quoi d’autre au nom de Manzoni. Alessandro Manzoni n’est rien d’autre que l’auteur des fiancés, un livre dont les scènes principales sont les alentours du lac de Come et la principauté de Milan. C’est pourquoi j’ai entendu parlé de Manzoni pendant les 3 ans que j’ai passé en Italie et, même si j’ai lutté pendant le plus longtemps possible pour ne pas en ouvrir une page..,.je me suis résignée… et finalement…je l’ai lu…
 
Renzo et Lucia sont fiancés et souhaitent se marier, cependant, le jour de leur mariage, Don Abbondio, le prête qui se doit de célébrer la cérémonie, explique à Renzo qu’il a été victime d’un chantage et qu’il ne peut les marier sous peine de mort. En effet, le seigneur de la contrée de Lecco, Don Rodrigo, s’est épris de Lucia et est prêt à tout pour ne pas laisser ce mariage se faire..
 
Mon Avis:
817 pages… c’est long…très long… Je dois être honnête, l’histoire en elle même est très intéressante et on s’entiche des personnages…mais ce livre est long. C’est simple, Manzoni s’amuse à nous expliquer le contexte historique de l’histoire. Ainsi, au moins un chapitre sur deux est un vrai cour d’histoire, plein de date, de nom et d’événement. Il ne faut pas oublier le fait que l’auteur a un vice: il aime nous raconter le passé de CHAQUE personnage…et c’est ainsi qu’à chaque fois qu’un personnage entre dans l’histoire, l’écrivain nous offre 10 pages de biographie. L’action se coupe et on reste sur sa faim. On a alors du mal à rentrer de nouveau dans l’histoire par la suite.
J’ai finis le livre en sautant pas mal de passage, des pages, ou même des chapitres entiers.
 
Mais à part ça, parlons de l’histoire:
Les personnages de Renzo, Lucia et Agnès (la mère de Lucia) sont tous très attachant à leur manière. Lucia est peut-être un peu trop sainte nitouche à mon gout, mais après tout… Au contraire j’aime le caractère vif de Renzo et l’intelligence d’Agnes. Avec eux, on traverse un an de la pire époque qu’ait pu connaître l’italie: entre guerre, peste, et famine.
Manzoni n’hésite pas à critiquer les problèmes de son époque: la noblesse qui se croit tout permis, le clergé qui est parfois bien loin des maximes qu’il défend, l’ignorance dans laquelle le peuple est laissé, et l’injustice des décisions judiciaires.
Au final, je ne suis pas sûre de vous conseiller ce livre, contentez vous du film, ou prenez votre courage à deux mains 😉 !
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