Derrière l’objectif … 

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« Maman, Tout à l’heure j’étais sur la plage, a l’affût d’une vague magnifique qui se serait écrasée violemment contre les rochers en dessous d’un phare. Quand soudain, je l’ai vu, parfaite, bleutée, mousseuse, pleine de hargne et d’arrogance, prête à affronter les roches. J’ai dégainé mon appareil photo, je me suis accroupie, le doigt sur le déclencheur.

Dommage que je n’ai pas vu que cette magnifique vague était aussi prête à m’affronter, moi. Résultat: je suis trempée jusqu’aux genoux. »
Issue de mon futur livre « les déboires d’une instagrameuse compulsive »

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Dans le train…

 

 

« Mou l’amour,


Mon voyage à Cambridge commence bien. Quand on voyage en train, on rencontre toujours des gens « spéciaux ». 

En rentrant dans le train, j’ai choisis mon wagon avec précision. Ça devait être un wagon  de seconde classe, sans enfants, sans personnes qui ne parlent fort et avec des places dans le sens de marche. J’ai finalement trouvé l’endroit rêvé à une table à quatre. Alors que j’étais sur le point de m’endormir avant même le départ du train, un couple d’américains est arrivé au niveau de mon siège tout essoufflés . La femme m’a analysé du regard et j’ai brillamment passé son examen visuel puisqu’elle m’a demandé si ils pouvaient s’assoir avec moi. L’homme semblait scandalisé et demandait à sa femme de lui donner des serviettes nettoyantes au plus vite. La femme m’a alors expliqué qu’ils s’étaient assis précédemment près d’une « femme de couleur », très impolie, très bourrée et qui puait l’alcool. 

Je ne doute absolument pas de cette version des faits, même à 9.00 du matin. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que ces deux-là devaient avoir des standards plus poussés que la moyenne nationale en ce qui concerne la politesse, l’alcoolisme et la puanteur car dès que l’homme a finalement eu en main ses précieuses serviettes, il s’est mis à nettoyer avec la plus grande ferveur la tablette qui nous séparait en prenant soin de me faire soulever tout ce que j’y avais posé. Après quoi, fier d’avoir exécuté un si dur labeur avec tant de flegme, il a soufflé de contentement. 

Puis il a sorti de son sac un petit carnet, soigneusement enveloppé dans un sachet fraîcheur, puis un stylo plume, lui-même enveloppé dans un petit mouchoir et s’est mis à rédiger sa mésaventure matinale en ponctuant sa rédaction de questions à sa femme à propos de l’heure exacte à laquelle ils étaient arrivés à la gare (8:37, ni plus ni moins), puis entrer dans le train (8:48), et finalement rencontré cet odieux individu (8:52). 


Je continue donc mon voyage dans le calme et un charmant parfum de serviettes au citron.


Bisous mou !
Sent from my iPhone »

Londres #5 – Réflexion nocturne

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J’ai tout à fait conscience que ce titre ressemble à une certaine chanson d’une certaine Diam’s.

Après avoir écrit l’article précédent, il me semble important de vous expliquer mes sentiments sur tout ce qui s’est passé puisque j’ai tendance à m’arrêter sur les faits plutôt que sur mes pensées.

Même après avoir reçu le coup de fil officiel qui disait que j’avais été prise, je n’arrive pas à me persuader que c’est parce que j’ai été bonne pendant les entretiens. Je continue à chercher le hic dans l’histoire. Lire la suite